Le 9 juin 2026, le tribunal correctionnel de Nîmes a relaxé Jeremstar et les militants de PETA poursuivis pour leur action anticorrida menée dans les arènes de Nîmes le 7 juin 2025. Lors du procès, qui s’était tenu le 20 mai 2026, le parquet avait requis des peines d’amende contre les prévenus.
Cette décision dépasse largement le simple cadre judiciaire. Elle constitue une victoire symbolique importante pour le mouvement anticorrida, au cœur même de Nîmes, première ville taurine de France.
Mais « l’affaire Jeremstar » va connaître un nouveau rebondissement, puisque le parquet a décidé de faire appel de la décision du tribunal.
La justice rappelle une évidence : la corrida n'est pas un sport
Au cœur de cette affaire figurait une question juridique déterminante : les arènes de Nîmes pouvaient-elles être considérées comme une enceinte sportive ?
La réponse apportée par le tribunal est claire : non. En jugeant que les arènes ne constituent pas une enceinte sportive, la justice a mis en échec les poursuites engagées contre les prévenus.
Au sortir du tribunal, l’avocat de Jeremstar a estimé que cette décision pourrait avoir des conséquences plus larges :
« Le tribunal correctionnel de Nîmes a précisé que, le jour des faits, le régime juridique des arènes ne permettait pas de poursuivre Jeremstar, ce qui a conduit à sa relaxe. Il y a fort à parier que les arènes de Nîmes, la société Simon Casas & Co, ainsi que certaines autres arènes, réagissent à cette décision et change le régime juridique. Cela va faire bouger les lignes. Nous verrons dans les prochains mois ce qu’il adviendra du régime juridique des arènes ».
Une formidable caisse de résonance pour la cause anticorrida
Articles de presse, reportages, vidéos, interviews : rarement la corrida aura fait l’objet d’une telle exposition médiatique !
La porte-parole de PETA France s’est félicitée de l’impact de cette affaire sur la mobilisation anticorrida :
« Grâce à ce procès, nous avons bénéficié d’une formidable tribune pour parler de la corrida dans la société française, avec un écho et un retentissement médiatiques très importants grâce à Jeremstar. Il y a beaucoup de jeunes : c’est la force de son influence et la force de cette action. La corrida est un combat mené depuis des décennies et cela faisait des années qu’il ne se passait plus grand-chose. Aujourd’hui, il y a une véritable émulation autour de ce combat. Grâce à Jeremstar, beaucoup de jeunes apprennent que la corrida existe encore en France. Pour eux, c’est une découverte et, naturellement, cela suscite une révolte. C’est une bonne chose de voir toute cette jeunesse s’engager. »
Vidéo – Devant le Tribunal de Nimes, 9 juin 2026, verdict du procès de Jeremstar et des militants Peta.






