3 – Les corridas nuisent à l’image de Béziers

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La tauromachie n’est pas un facteur de prestige mais de discrédit pour les villes taurines et pour l’Occitanie toute entière. Béziers ne rayonnera jamais tant que l’agonie d’un animal y sera érigée en spectacle.

Les spectacles sanglants nuisent à la réputation de Béziers

Les corridas abîment l’image de Béziers parce que les mises à mort publiques d’animaux indignent l’opinion publique.

En France comme en Espagne, les corridas sont confrontées à la désaffection et à la raréfaction du public en raison de la sensibilité croissante des citoyens à la cause animale. L’opinion française affiche de manière particulièrement ferme son opposition aux pratiques cruelles envers les animaux, au premier rang desquelles les corridas ¹. 

C’est l’essence même de la corrida, la mise à mort ritualisée d’un animal, qui heurte les mentalités et va à contre-courant des attentes sociétales en matière de protection animale : érigées en art et spectacle, la souffrance et la mort d’un animal sont inacceptables.

Dès lors, quelle image peut renvoyer une ville qui autorise, soutient, promeut et finance la torture de taureaux pour divertir ? À cause des corridas, Béziers est très en retard en matière de condition animale et la tauromachie sanglante confère à la ville une réputation barbare et cruelle envers les animaux. Cette réputation nuit à son rayonnement à travers le monde. 

Nous réclamons une ville exempte de violence à l’égard de tout animal.  

La féria n'a pas besoin de corridas pour prospérer

Le milieu taurin prétend que l’abolition des corridas ferait disparaître les ferias ce qui porterait un coup à l’économie locale. La réalité est exactement inverse.

Selon les chiffres officiels publiés par les mairies, les grandes ferias (Arles, Nîmes, Béziers, etc.) rassembleraient chaque jour 200.000 à 250.000 personnes. Mais moins de 10.000 d’entre elles (donc 3 à 5% seulement) assistent aux corridas. Dans leur quasi-totalité, les gens participent aux ferias non pour consommer de la tauromachie mais pour danser, se divertir, s’amuser dans la joie débridée et la chaleur contagieuse d’une ville en fête. Pour ces 95 à 97% de personnes qui vont aux ferias sans aller aux arènes, les ferias sans tauromachie sont déjà une réalité. Les corridas profitent de l’afflux de touristes mais ne créent plus d’attraction. De grandes fêtes sans effusion de sang seraient même plus attractives et contribueraient beaucoup mieux au rayonnement des villes méridionales. 

Nous réclamons une fête célébrant ce qu’il y a de meilleur et pas ce qu’il y a de pire dans les traditions biterroises.

La corrida, ou l'imposture culturelle

Pour attirer les  amateurs de corridas, on déguise Béziers en cité andalouse, en Séville française. Cette mascarade se fait au détriment de notre culture véritable. Autrefois capitale viticole et industrielle du Languedoc, Béziers reste une forteresse de la culture occitane, historiquement cœur de l’Occitanie. C’est Béziers qui opposa en 1209 la résistance la plus célèbre aux armées du Nord. C’est à Béziers que tout le Midi est venu manifester le 17 mars 2007 pour défendre la langue occitane. C’est à Béziers que se trouve la plus grande médiathèque occitane du monde. Béziers pourrait, devrait, toute l’année, être la vitrine de la culture occitane.

Notre ville est aussi une des plus vieilles d’Europe, successivement habitat préhistorique, village gaulois, cité grecque, oppidum gallo-romain, bourg médiéval et capitale occitane.

Théâtre, danse, musique, reconstitutions historiques, spectacles traditionnels ou originaux…les possibilités sont multiples pour valoriser le riche patrimoine historique, culturel et économique de Béziers, et faire de ses belles arènes des lieux véritablement festifs. 

(1) La corrida dans l’opinion publique : 

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à propos

Le COLBAC a pour but final l’abolition de la corrida. Nous nous opposons à la propagande et à la désinformation du milieu taurin, ainsi qu’à la justification de la torture animale comme relevant d’un art ou d’une tradition encore acceptable.

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