Le 17 juin 2026, le COLBAC a participé à la 20ᵉ rencontre organisée par Convergence Animaux Politique (CAP). Cet événement a réuni une quinzaine d’associations de protection animale et de nombreux responsables politiques de différentes sensibilités afin d’échanger sur les grands enjeux de la condition animale à l’approche de l’élection présidentielle de 2027.
Parmi eux se trouvaient notamment les députés Anne Stambach-Terrenoir (LFI) et Aymeric Caron (REV – LFI), les collaborateurs des sénateurs Yannick Jadot et Florence Blatrix Contat, le collaborateur de la députée Lisa Belluco, Aminata Niakaté, adjointe au maire de Paris chargée de la condition animale, Sylvain Maschino, co-responsable de la commission condition animale des Écologistes et Manon Thore, Responsable adjointe de la division biodiversité et animal en ville – Agence d’ecologie Urbaine – Mairie de Paris.
De nombreux élus locaux également aussi présents : Catherine Dehay, adjointe au maire de Montreuil, Sandrine Feuillet, conseillère municipale au Pré-St-Gervais, Xavier Landrin, conseiller municipal de Sceaux, Sylvie Pulido, conseillère municipale du 18ème arrondissement de Paris, Sophie Rigard, adjointe au maire de Saint Denis.
La participation de Marine Tondelier, candidate des Écologistes, à cet événement envoie un signal politique fort et ouvre la voie à une mobilisation plus large des candidats.



Sophie Maffre-Baugé, présidente du COLBAC, a pu s’entretenir avec plusieurs responsables politiques, notamment Marine Tondelier et Aymeric Caron, afin d’évoquer le dossier de la corrida.
Ces échanges ont permis de rappeler que la corrida n’est pas seulement un sujet local concernant quelques villes du Sud. C’est avant tout un sujet national, puisque c’est la loi française qui maintient aujourd’hui une dérogation autorisant l’organisation de corridas dans certaines communes au nom d’une tradition locale ininterrompue.
Le COLBAC a insisté sur la nécessité que cette question soit de nouveau portée devant l’Assemblée nationale afin qu’un véritable débat démocratique puisse avoir lieu. Les échanges ont également permis d’alerter plusieurs responsables politiques sur l’influence du lobbying pro-corrida, qui véhicule de nombreuses contre-vérités, notamment en affirmant que la corrida serait indispensable à l’économie des villes taurines. Sophie Maffre-Baugé a notamment rappelé les conclusions du récent rapport de la Chambre régionale des comptes d’Occitanie qui montre qu’il est très difficile d’isoler les retombées économiques propres aux corridas et qu’aucun lien de causalité ne peut être établi avec certitude entre la fréquentation des férias et celle des corridas.
Ces échanges ont également été l’occasion d’expliquer très concrètement le déroulement d’une corrida à plusieurs responsables politiques qui en connaissaient finalement peu les mécanismes. Le COLBAC a pu détailler les différentes phases de la mise à mort, les blessures infligées au taureau tout au long du spectacle et les souffrances qu’il endure, afin que chacun mesure la réalité de cette pratique.
Sophie Maffre-Baugé a également attiré l’attention sur la question des entraînements privés à la corrida, qui constituent aujourd’hui un véritable angle mort de la législation. Au cours de ces entraînements, des animaux sont blessés et mis à mort en dehors de spectacles taurins ouverts au public. Or, ces séances ne sont pas des « courses de taureaux » au sens de la dérogation prévue par le Code pénal. Leur légalité mérite donc d’être sérieusement interrogée.
Plusieurs contacts ont été noués au cours de cette journée et des rendez-vous ont été envisagés afin de poursuivre ce travail de sensibilisation auprès des décideurs politiques.
La rencontre s’est poursuivie autour d’un déjeuner réunissant les associations. Ce moment convivial a permis de créer de nouveaux liens, d’échanger sur les campagnes menées par les différentes organisations, de partager les difficultés rencontrées sur le terrain et de faire émerger de nouvelles perspectives de collaboration.
Informer les responsables politiques sur la réalité de cette pratique, déconstruire les idées reçues et maintenir un dialogue régulier avec les décideurs constituent des leviers essentiels pour faire évoluer la loi et mettre fin à la corrida en France.






