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Actualités 2010

Toute l’actualité annuelle biterroise de la lutte anti-corrida.

Les articles sont accessibles directement par cet index .

 

 

Festival du cinéma taurin à Perpignan (66)

Le festival du cinéma taurin, le maire de Béziers en vedette.
A Béziers, la tradition taurine serait ancrée profondément dans le collectif citoyen. Pourtant, malgré les affirmations des professionnels tauromachiques, la désertion de la chose taurine est démontrée par le degré zéro de participation des populations locales. Les populations locales se désintéressent complètement comme on l’a vu aux journées internationales au terme desquelles la grande parade a été annulée faute de spectateurs…

Mais Béziers n’est pas la seule ville où, hormis les associations taurines du troisième âge (les fameux clubs PROC, pour Pastis, Ricard, Olives et Cacahuètes), la population se détourne de la ” culture taurine“.

Le cas de Béziers à lui seul ne prouverait peut-être pas grand chose mais cet exemple est confirmé par d’autres. Ainsi l’institut Jean Vigo organisait à Perpignan du 18 au 20 novembre 2010 sur le thème de la tauromachie un colloque avec de nombreux universitaires français et étrangers et de très nombreuses projections de films taurins. Un menu copieux et suprêmement alléchant pour les amateurs de tauromachie. Or le public était si réduit que les organisateurs, déçus, ont décidé d’annuler toutes les tables rondes et le programme du samedi après-midi. Olé !!

Parmi les films relatifs à la tauromachie et projetés à Béziers et Perpignan, il en est deux que nous vous recommandons : « Matador » de Pedro Almodovar et « Le moment de la vérité » de Francesco Rosi…

Nous vous ferons grâce de toute critique concernant le film présenté sur l’affiche. Pourtant l’acteur principal est un battant , voire même un battu, champion de la défaite qui, toujours avec une lutte de retard, souvent galope après son train de sénateur pour le rattraper !

Donc, deux films à voir, ceux là…
Dans « Matador » Pedro Almodovar règle quelques comptes avec 2 institutions espagnoles qu’il apprécie peu :le catholicisme intégriste de l’Opus dei et à un moindre degré la tauromachie.

L’Opus dei est incarné par une vieille dame dévote, dure, exigeante, autoritaire, incapable d’amour conjugal et de tendresse maternelle. Son fils Angel, victime de l’éducation reçue de sa mère, est devenu psychopathe. Écrasé par un sentiment de culpabilité, il s’accuse de crimes qu’il n’a pas commis. Sexuellement très perturbé, impressionnable au point de s’évanouir à la seule vue du sang, il voudrait devenir matador pour conforter une virilité chancelante et s’inscrit à l’école de corrida tenue par un ancien torero, Diego Montes.

Rendu infirme par un taureau, Diego Montes a dû renoncer à toréer. Il estime que « cesser de tuer, c’est cesser de vivre ». Tueur par vocation, il a assassiné 2 de ses maîtresses et les a enterrées dans son jardin. Quand il rencontre Maria Cardenal, avocate criminologiste, elle aussi passionnée de corrida et mante religieuse qui tue ses amants avec une longue épingle à cheveux, il a pour elle un coup de foudre. Très éprise de Montes, Maria résiste d’abord puis cède à cette passion fatale. Leur première nuit d’amour sera aussi la dernière et la police les découvre morts tous les deux.

La fédération des clubs taurins de Béziers a commis l’imprudence de programmer ce film en octobre 2010 à la médiathèque et les militants du COLBAC présents à cette projection n’ont eu aucun mal à faire le procès du sadisme taurin en s’appuyant sur ce film.

Projeté à Perpignan le 19 novembre 2010 par l’institut Jean Vigo, « Le moment de la vérité » de Francesco Rosi est une critique lucide et intelligente de l’impitoyable milieu taurin. Outre la torture, le massacre des taureaux et des chevaux le cinéaste dévoile comment les organisateurs de spectacles taurins exploitent de jeunes Espagnols qui, pour sortir de la misère, acceptent de devenir toreros. L’originalité du film est que les toreros y sont présentés moins comme des bourreaux que comme des victimes du torobusiness, pressées comme des citrons jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Ne manquez pas de voir et de faire voir ces 2 films si vous en avez l’occasion. Vous ne le regretterez pas.

 

Journées internationales de la tauromachie

Sur le thème très original de “EL TITANICORRIDA“, les rats abandonnent le navire !

Francis Wolff, le philosophe taurin, connu dans le quartier tout entier...Chaque année, la fédération biterroise des clubs taurins organise à Béziers autour de la tauromachie une semaine entière de mondanités pompeusement intitulées journées internationales.

Parce que la corrida décline et pour essayer de remonter la pente la fédération taurine avait planifié pour octobre 2010 un programme exceptionnellement riche…

 

Francis Wolff, écrivain de l’ombre qui voudrait un peu de lumière (s)…

 

Demandez le programme !

Salon du livre taurin et de la vidéo taurine
Organisé sur les allées Paul Riquet, cœur battant de Béziers et lieu de grand passage, ce « salon » comptait sur la présence de nombreux écrivains priés de venir dédicacer leurs oeuvres. Or pas un seul ne s’est déplacé et le « salon » a attiré chaque jour moins de 30 personnes. Un bide complet.

Sept soirées à la médiathèque, avec en clôture Francis Wolff, star du top 50 (… raisons d’aimer la corrida)
3 conférences et 4 projections de films taurins ont été organisées à la gloire de la tauromachie. Non pas dans les locaux habituels des clubs taurins mais dans le cadre prestigieux de la toute nouvelle et immense médiathèque André Malraux. Les organisateurs espéraient ainsi donner un cachet hautement culturel à leurs rencontres et toucher un public plus large. Or ces 7 soirées n’ont rassemblé chacune en moyenne que quelques dizaines de personnes. Parmi elles très peu de politiciens alors que les politiciens sont le principal soutien de la corrida. Absence complète et remarquée du sénateur maire de Béziers, de ses adjoints et du député local. Conscients que la corrida est en train de couler, les politiciens commencent à abandonner le navire en perdition. Les quelques militants du COLBAC présents dans l’auditorium de la médiathèque n’ont pas eu beaucoup de mal, par leurs questions dérangeantes et leurs objections, à déstabiliser les organisateurs et à transformer ces soirées taurines en manifestations anticorrida (voir encadrés ci-dessous).

Fiesta campera
Le spectacle tauromachique organisé le dimanche aux arènes n’a attiré que 400 spectateurs environ. Alors que l’arène de Béziers compte 13.000 places. Autant dire que les gradins étaient déserts. Voilà qui en dit long sur l’état réel de l’aficion .

Nuit des toros d’oc
Enfin la nuit des toros d’oc, soirée de gala en présence des autorités et de nombreux invités de marque, dans la plus grande salle de spectacle de Béziers (Zinga zanga) devait clôturer en beauté cette longue semaine de mondanités. Mais les invités vedettes y compris les matadors vedettes Enrique Ponce, Morante de la Puebla et Manzanares, se sont défilés l’un après l’autre. Si bien que les organisateurs ont décidé de tout annuler. C’est la première fois depuis des dizaines d’années que la nuit des toros d’oc, où se pressait habituellement en tenue de soirée le tout Béziers (politiciens, chefs d’entreprises, avocats célèbres, grands chirurgiens, notables divers) est annulée. Signe des temps. Les passagers, comme les rats, désertent le navire qui coule.

 

Jumelage Béziers-Stockport. Water in the gaz !

La ville jumelle de Béziers, Stockport, demande l'arrêt des corridas

Raymond Couderc, maire de Béziers-la-Bouchère, sait accueillir les gestes d’humanité…
Le conseil municipal de Stockport, ville britannique jumelée avec Béziers, a adopté à l’unanimité une résolution demandant à Béziers de suivre l’exemple de la Catalogne espagnole et de mettre fin aux corridas. Dans leur délibération les élus de Stockport adressent leur requête à leurs «amis de Béziers » (our friends in Béziers).
La résolution adoptée dit en effet ceci:
This council requests our friends in Béziers, Stockport’s twin town, to follow the example of Catalonia in Spain in bringing an end to the cruel, gruesome and barbaric sport of bullfighting.
Les mots “our friends in Béziers” prouvent que la délibération stockportaise s’adresse aux Biterrois, plus particulièrement au conseil municipal biterrois et non au seul Maire de Béziers.

 

Raymond Couderc aurait donc dû communiquer la délibération stockportaise aux élus biterrois. Et ceux-ci auraient pu alors, en session du conseil municipal, adopter les termes d’une réponse à la délibération de Stockport. Mais en parfait autocrate habitué à traiter son conseil municipal en simple chambre d’enregistrement, Raymond Couderc lui a caché la requête de Stockport.

Outre le despotisme et l’indélicatesse que manifeste cette manière de faire, Raymond Couderc prend le risque d’un incident diplomatique avec Stockport qui trouvera choquant de ne pas recevoir la réponse attendue et explicitement souhaitée.

Loin de contribuer au rayonnement de Béziers la corrida dégrade l’image de notre ville au point de compromettre nos relations avec des villes jumelles.

C’est pourquoi le COLBAC a décidé de rendre public ce que le Maire de Béziers voulait dissimuler. Nous avons remis aux organes de presse biterrois un communiqué contenant nos commentaires et le texte complet du courrier adressé par la mairie de Stockport à la mairie de Béziers.

Malgré des démarches pressantes de notre part, la plupart des organes de presse, acquis à la tauromachie pour laquelle ils font de la propagande toute l’année, ont refusé de publier quoi que ce soit de ce que nous leur avions remis. Seul le Midi Libre, après 2 démarches du COLBAC s’est enfin  décidé à publier lundi 01/11 un assez gros article où il révèle aux lecteurs la requête de Stockport et, reproduit les commentaires du COLBAC. Merci à lui et honte aux autres.

 

Angleterre anti corrida: Stockport ville jumelle de Béziers

La ville anglaise anti corrida et jumelle de Béziers, Stockport, menacée par les taurins Après 28 ans de jumelage avec la ville de Béziers, les conseillers de Stockport souhaitaient faire connaître leurs sentiments anti corrida sans bouleverser les sensibilités. En réponse, c’est un déluge de menaces taurines qui s’abat depuis un an sur les 150 000 habitants de cette cité au cœur de l’Angleterre.
Déclaration* édifiante de Henri Pages, correspondant tauromachique du journal Midi Libre :
“Il ne me viendrait pas à l’idée d’interdire le cricket en Angleterre sur la base qu’il s’agit d’un jeu stupide durant lequel vous pouvez vous blesser avec la batte”, a déclaré Henri Pages. “Personne ne force les gens de Stockport à entreteni
r des relations de jumelage avec une ville taurine. Il y a beaucoup d’
anglophobie latente en Languedoc Roussillon  et il ne faudrait pas grand chose pour qu’elle s’enflamme à nouveau.”
Les aficionados du biterrois ont bien compris l’Histoire
Brûlez les tous, la corrida reconnaitra les siens !
 
 
* Article du journal anglais  The Independent
 
 

GRAINE DE TORERO: cinq minutes d’agonie…

L’idéologie portée par la corrida correspond à un esprit répugnant. Il s’agit de tuer toute COMPASSION chez les plus jeunes, afin de les amener à massacrer froidement, de devenir capable de torturer méthodiquement, sans émotion autre que celle du PLAISIR des spectateurs. Dans le monde de la corrida espagnole, en aucun cas occitane, on assiste actuellement à une montée pseudo-intellectuelle poussée au paroxysme du  profit, du mystique cruel et du philosophique dégénéré. Cette idéologie permet aux aficionados de s’enrichir pour les uns et pour les autres de jouir d’actes horribles, parce que venue d’ailleurs. Par chez nous dans le Midi, les aficionados aiment beaucoup cette torture espagnole au goût d’exotisme.
Pour preuve de tout ceci,  tournée en 2010 à Bezouce (Gard) pendant l’entrainement d’un jeune matador, la vidéo* ci-dessous ne montre pas la cérémonie de torture du veau pendant les 20 minutes précédentes, mais après l’enfoncement de l’épée, son AGONIE pendant 5 minutes provoquant dans les gradins DÉSERTÉS quelques applaudissements et des cris d’encouragement.

Jamais aux cris de douleur du veau les aficionados enthousiastes ne répondent par un quelconque sentiment humain. Seule la douleur du supplicié compte. Sadisme.

 

* vidéo publiée par Nathalie V. sur Dailymotion

En France la corrida est hors la loi, mais le POUVOIR actuel… Avec l’argent du contribuable…

 

SIMON CASAS: sa pédagogie bouchèro-indolore

Attention !
Images très dures de mutilations humaines et de torture animale.

Dans ce vidéo-montage, le directeur des arènes de Nîmes, Simon Casas, affirme selon son intime conviction que les humains mutilés et les taureaux torturés dans les arènes ne ressentent pas la douleur sous le feu de leur passion.

 

Tournées en 2010, ces images de coups de cornes ( cornadas) dans la gorge, dont ont été victimes J. Aparicio ( ndr: son impresario était Simon Casas) et S. Aguilar, tendraient à infirmer les intimes convictions de Simon Casas.
Moi je Simon Casas affirme également que l’animal, tout comme l’Homme (tiens tiens…), ne ressent pas la douleur .
Moi je Simon Casas affirme que le taureau des arènes n’est pas une victime mais un animal objet de sacrifice, et donc qu’à ce titre il possède une identité, il est choyé, privilégié. Simon Casas affirme enfin que le sort du taureau des arènes est même enviable ( jalousé ? ) par toutes les races animales.
Bon à savoir, les animaux murmurent à l’oreille de Simon Casas…
… Les convictions intimes de Simon Casas…Non, rien… Ne pas réagir… Surtout pas…

Cette vidéo présente des extraits de MISE À MORT DE LA CORRIDA, thème d’une émission « C dans l’air » de France5, présentée par Yves Calvi:
Elle présente aussi les images suivantes:
Gujara TV 9
Barcelone 2006, pourquoi les catalans ne veulent plus de la corrida
http://www.latortura.es

 

SIMON CASAS: de l’usage de la faux et du courroux gesticulatoire

Ce vidéo-montage présente des extraits de MISE À MORT DE LA CORRIDA, thème d’une émission « C dans l’air » de France5, présentée par Yves Calvi

Débatteurs visibles dans ces extraits:
Simon Casas, directeur des arènes de Nîmes
Jean Pierre Garrigues, association anti corrida CRAC

Dans l’affaire Andrée Valadier, défendeuse des animaux assassinée à son domicile, le directeur des arènes de Nîmes, Simon Casas, affirme sans aucune preuve la culpabilité de la fille de la victime. Fille dont on n’a jamais retrouvé le corps, ni la voiture et dont la police n’a obtenu aucun aveu… Mais Simon Casas, sait, lui. Il le martèle d’un grand coup: « Mais je dis la vérité… MOI ! »
De plus, Simon Casas, représentant de la tauromachie en France et en Espagne, utilise son jugement sans fondement pour diagnostiquer le mental de ses adversaires. Ainsi, des porteurs d’affiches anti corrida seraient selon lui, terroristes et/ou porteurs de pathologies graves
On peut mesurer ici les joies tauromachiques de l’escalade du sophisme, car elles atteignent indéniablement le dernier barreau de l’échelle de Justice taurine.

 

La corrida est une tradition d’argent et un art du meurtre

Le plus important pour les organisateurs de corrida, c’est gagner du fric, quelle que soit la souffrance des animaux, mais aussi celle des humains. Dans cette vidéo on aperçoit un être humain transformé en une poupée de chiffon que les organisateurs de corrida comptabilisent comme une retombée pécuniaire…
L’animal rendu fou de douleur s’est acharné sur son bourreau. C’est ça la corrida de sang, l’ art du profit, la tradition de crever tout ce qui est vivant et, pour les spectateurs, le rituel de payer pour admirer un traditionnel spectacle artistique…

Payer pour voir un humain se faire mutiler, c’est ouvert à tous les aficionados, c’est aussi ouvert au “peuple du taureau” comme le dit si bien Bernard Lopez le cogneur pacifique de Millas (66).

“Les sophismes de la corrida”, de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer

Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, (son site ici ), Docteur en sciences politiques et en philosophie, dénonce posément les propos fallacieux de ceux qui vivent de la corrida. Sa lettre, publiée dans le journal Libération, est à lire ici.

 

Les sophismes de la corrida, de Jean Baptiste Jeangène VilmerSophisme: raisonnement qui apparaît comme rigoureux et logique, mais qui en réalité n’est pas valide. Ce raisonnement est utilisé pour tromper ou mentir. Méthode surnaturelle de certains aficionados, utilisée pour défendre leur gagne-pain, et donc tromper les contribuables.

Contribuables: Taurins européens qui l’ignorent, et qui sont crevés de charges supplémentaires pour engraisser les bénéficiaires de la corrida.

Corrida: Basta !

On note déjà des “réactions”, dont celle-ci de Simon Casas, primat sophisto-rengainophile:
“Si les sophistes souffraient je n’aimerais pas la corrida !”
“A part ça, voici la tête d’ Andrée Valadier ! Ça vous la coupe hein ! *

Les autres “réactions”…

L’écho du Callejon, ( site sophisto-haineux fâché à mort avec la grammaire):
La corrida fusse un art, et l’art été cher,
Donc les anti corrida sontaient des écolo-terroristes !

 

La Brega, site sophistaurino-écclésiaste:
Plus il y a d’arts, plus il y a d’artistes,
Des artistes sont « vieillottement » centenaires
Donc les anti corrida aiment Adolphe Hitler !

André Viard, sophisto-scribouilleur de cru (-auté ):
L’art taurin c’est du pognon écrire et torturer crever saigner ressentir les chairs,
Les ambassadeurs du fric de ma chère revue sont rares
Donc les anti corridas sont des nuisibles !

Simon Casas, primat sophisto-rengainophile:
“Si les sophistes souffraient je n’aimerais pas la corrida !”

“A part ça, voici la tête d’ Andrée Valadier ! Ça vous la coupe hein ! *
Marie Sara, canon sophistoro-nunuche:
Je fais de l’élevage de taureaux
Le taureau est un animal sauvage,
Donc mes herbivores d’élevage sont sauvages !

 

Francis Wolff, psycho-sophistyliste:
Plus j’écris mes raisons de défendre la corrida, environ 50,
Moins il y a de monde dans les arènes
Donc, pas de bol, mon dernier livre est anti corrida ! Dur…

* Le 1er septembre 2010, dans l’émission “C dans l’air” animée par
Yves Calvi, le théâtral Simon Casas affirme que madame Andrée Valadier, militante anti-corrida, a eu la tête tranchée par sa fille à l’aide de couteaux et d’outils de menuiserie. Ainsi, hors l’outrance de son affirmation sans aucune preuve et en pleine procédure, Simon Casas qui s’improvise juge en charge de cette affaire, affirme suivant cet exemple morbide que les porteurs d’affiches anti corrida sont eux aussi porteurs de pathologies graves. Voire même porteurs de violences terroristes… Sophisme nauséeux.

 

Site du journal Libération, article les sophismes de la corridaL’article de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer dans Libération

 

Barcelone à Béziers ?

La mégalomanie des corridas de Raymond Couderc à Béziers

Après une douloureuse bataille de la Bézierézina aux élections régionales et en vrai combattant qui adore ramasser de bonnes dérouillées, aujourd’hui il murmure à l’oreille des journaux et part en campagne pour la deuxième fois cette année à cheval sur sa marotte obstinée tel un boulet sur un parquet ciré.

Waterloosophie ou Austerlitztrophie ?

Le Maire de Béziers, Raymond Couderc, s’est donc porté officiellement candidat pour accueillir à Béziers les corridas bientôt interdites en Catalogne espagnole suite au vote du parlement catalan.

La presse parisienne et même le journal Midi Libre ont pris naïvement au sérieux cette déclaration de R. Couderc et l’ont reproduite parfois en gros titres…
En présentant Béziers comme une forteresse de la tauromachie, capable d’accueillir les corridas catalanes, R. Couderc fait à l’arène de Béziers une pub canon dont elle a bien besoin car la plaza biterroise décline comme toutes les autres.
D’autre part Raymond Couderc est un politicien carriériste, assoiffé de pouvoir, qui cherche à cumuler toujours plus de mandats et de postes. Sénateur, maire, président d’agglo, 2 fois président de l’Union des Villes Taurines de France, président de l’intergroupe sénatorial pour la défense de la tauromachie, il aimerait bien utiliser la bataille catalane pour s’imposer comme chef suprême des armées taurines.
 
Quand la tauromachie aura disparu de Catalogne quelles chances aura Béziers de récupérer les corridas catalanes ?
Aucune et cela pour au moins 2 raisons :
1 Pourquoi les spectateurs des corridas catalanes choisiraient-ils de parcourir les quelque 250 km qui les séparent de Béziers au lieu de fréquenter les nombreuses arènes bien plus proches d’Aragon et des Pyrénées orientales ?

2 D’autre part le marché taurin ne fonctionne pas comme R. Couderc voudrait nous le faire croire. Quand une arène disparaît, les corridas qui s’y déroulaient ne se réfugient jamais dans une arène voisine. Quand l’arène de Floirac, unique arène de l’agglomération bordelaise, a été démolie, voici quelques années, cette démolition n’a pas été compensée par une hausse du nombre des spectacles taurins dans les autres plazas du Sud-Ouest. Quand Fréjus, seule arène de la Côte d’azur, a mis fin aux corridas il y a 4 ans, il n’y a eu aucun transfert de ses spectacles vers d’autres plazas de Provence. Quand Marseille, autrefois capitale française de la tauromachie, a aboli les corridas sur son territoire, les courses de taureaux marseillaises n’ont pas été transférées aux arènes voisines de Camargue. Dans la dernière période, les nombreuses arènes qui existaient en Catalogne espagnole, l’une après l’autre, ont renoncé aux corridas. Il n’y a eu aucun transfert de ces spectacles ou de leurs spectateurs vers la Monumental de Barcelone, seule arène catalane encore en activité. C’est même le contraire qui s’est produit: à Barcelone comme partout, le nombre de spectateurs a reculé.

En conclusion, Raymond Couderc, en se vantant d’accueillir à Béziers les corridas barcelonaises, a réussi un coup de pub pour l’arène biterroise et pour sa propre personne mais cette posture purement publicitaire est une imposture car il n’a aucun moyen de récupérer à Béziers ni les courses barcelonaises ni leur public.

Le 14 août 2010, deux manifestations anti corrida étaient organisées à Béziers: une le matin devant les arènes au moment où les spectateurs y pénétraient pour assister à une course de taureaux et une deuxième en fin d’après-midi au carrefour giratoire Vincent Badie.

Les 2 actions du COLBAC se sont déroulées avec succès.

Vous trouverez une galerie photos en fin d’article…

Manifestation anti corrida à Béziers, le 14 août 2010

Le matin nous nous sommes déployés avec tee-shirts anti corrida, pancartes et banderoles devant les arènes.

 

Manifestation anti corrida à Béziers, le 14 août 2010

Nous n’étions qu’une soixantaine face à 2 ou 3 mille amateurs de banderilles mais l’effet a dépassé nos espérances.

Manifestation anti corrida à Béziers, le 14 août 2010

Nos adversaires passaient devant nous avec l’air plus ou moins penaud de ceux qui sont pris la main dans le pot de confiture. Pas un seul n’a tenté de nous agresser physiquement, hormis quelques insultes et un déplorable jet de verre de bière qui a dû beaucoup manquer à son buveur…

 

Manifestation anti corrida à Béziers, 14 août 2010

Pour cette première manifestation en France depuis le vote du parlement catalan, nous avons bénéficié d’une couverture médiatique exceptionnelle. Outre les envoyés du Midi Libre, principal quotidien régional, nous avons été filmés par plusieurs caméras de TV depuis FR3 jusqu’à une TV suisse. Nous sommes passés à plusieurs émissions de radio depuis Europe 1 jusqu’à France Culture et la presse écrite nationale (Le Figaro, Aujourd’hui en France, etc) nous a consacré plusieurs articles.

 

Manifestation anti corrida à Béziers, 14 août 2010

Entre les 2 manifestations les manifestants se sont rassemblés au parc de la Plantade, à l’ombre de grands arbres et au bord du fleuve pour pique-niquer, se détendre, faire connaissance, échanger et débattre de la victoire remportée en Catalogne.

Manifestation anti corrida à Béziers, 14 août 2010

L’après-midi, toutes banderoles déployées, nous étions plus d’une soixantaine à occuper le principal carrefour giratoire de Béziers. En 2 heures nous avons distribué plus de 3.000 tracts aux automobilistes qui au retour des plages se rendaient à la feria.

Agression des aficionados lors des manifestation anti corrida à Béziers, 14 août 2010

Une fois de plus, comme à Millas (66) une semaine plus tôt, des aficionados particulièrement violents (ici entourés de rouge), se sont rués hors de leur véhicule pour agresser une jeune militante portant une pancarte. Tenus à distance malgré leurs coups, c’est un officier de police en civil qui est intervenu activement pour les faire reculer et nous protéger.

Pour la préservation des enfants mineurs et nos tentatives de sauver les animaux, merci à tous ceux, personnes physiques et associations, qui se sont mobilisées ce 14 août 2010.

 

Ci-dessous, un dossier de photos au format compressé est à votre disposition en téléchargement. Toutefois, ces images ne sont pas libres de droit, et toute publication ou représentation est strictement règlementée.

Photos des manifestations anti corrida, cliquer iciicone de téléchargement sur le site colbac anti corrida

 

 

Robert Margé, éleveurissime de taureaux et excellentissime gestionnaire des arènes de Béziers, s’offre le journal régional Midi Libre pour s’en servir de mouchoir en papier. Alors que le préfet Balland pleure de joie avant, pendant et après les corridas, lui, Robert Margé pleure un hypothétique déficit qui creuserait, soi-disant, un gros trou dans ses arènes. Heureusement, avec son porte-monnaie, le contribuable séchera vite toutes ses petites larmes… A qui on dit merci Robert ?

Déficit des arènes de Béziers, l'anti corrida dénonce

L’édition 2010 de la feria biterroise a eu lieu du 12 au 15 août. Elle appelle plusieurs observations de notre part :

Fréquentation en baisse.
Selon les calculs officiels de la police, 945.000 personnes auraient participé à la feria 2010. C’est moins qu’en 2009 où on avait compté entre 1 et 1,2 million de festaïres. Beaucoup de personnes ne se contentent pas d’une seule nuit de feria et y retournent les nuits suivantes. Ces festaïres sont comptés plusieurs fois. Les estimations chiffrées de la police sont donc supérieures à la réalité.

Corridas en crise
Les 2 premières corridas (12 et 13 août), avaient été conçues pour glorifier Sébastien Castella, né à Béziers, grandi à Béziers et devenu un matador célèbre. Une publicité démesurée, coûteuse, sans précédent, avait été faite pour ces 2 corridas et pour Sébastien Castella, présenté comme le héros, le grand homme de Béziers. Pour contribuer au succès des 2 spectacles, Robert Margé, organisateur des corridas biterroises, avait engagé, en plus de Castella, les matadors les plus réputés de la planète : Enrique Ponce, El Juli, Morante de la Puebla et José Maria Manzanares, 4 toreros qui drainent les foules et dont le nom à lui seul est capable de remplir les grandes arènes d’Espagne et d’Amérique latine. Quelques jours avant le début de la feria Robert Margé reconnaissait qu’embaucher de telles vedettes coûte très cher financièrement et déclarait aux journalistes que si, avec de telles stars au programme, l’arène de Béziers ne faisait pas le plein, il devrait revoir toute sa politique taurine. Or malgré tant de circonstances favorables, les 2 principales corridas de la feria n’ont pas fait le plein. Dans un passé récent, même avec des torer
os moins illustres, il arrivait que des courses de taureaux biterroises se déroulent devant des gradins archicombles. Dans le Midi libre du 16 août, Robert Margé, tirant les leçons de son double échec, admet qu’il devra renoncer désormais aux corridas de luxe. Il admet ainsi implicitement que ces 2 spectacles lui ont coûté plus cher qu’ils ne lui ont rapporté et qu’il ne peut se permettre de renouveler ce déficit. Désormais Margé mettra au programme des toreros moins cotés et moins coûteux. Cette baisse de qualité ne manquera pas de provoquer une nouvelle chute du nombre des spectateurs et réciproquement, recul qualitatif et recul quantitatif s’aggravant mutuellement. C’est la spirale du déclin.

Que sont les peoples devenus ?
Naguère les vedettes de la politique et du show business jugeaient indispensable de se montrer dans les grandes ferias et au premier rang des arènes. Dans les comptes rendus de ferias, les quotidiens publiaient les photographies et reproduisaient les déclarations de politiciens comme Jean-Pierre Raffarin, François Fillon, ou Jean-Claude Gayssot, d’acteurs de cinéma comme Gérard Jugnot ou Denis Podalydès, de sportifs connus comme le rugbyman Daniel Herrero ou le judoka député David Douillet. Depuis 2009, ces vedettes, sentant le vent tourner, ont compris qu’en se montrant dans les ferias et aux arènes, il y avait, pour leur popularité, plus à perdre qu’à gagner. Ils ont donc choisi de s’absenter et leur absence s’est confirmée en 2010. Même André Manoukian, concepteur de l’affiche de la feria et inventeur de la tauromachie moderne, est resté loin de Béziers. La corrida perd ainsi la caution de ces célébrités. Sachons apprécier ce signe des temps. Les conséquences seront considérables.

Tapage nocturne
C’est une des plaies de toutes les ferias biterroises. Les innombrables bodegas, casitas et autres débits de boisson, dans leurs émissions musicales, rivalisent de décibels parce qu’ils savent que c’est le moyen d’attirer la clientèle. Le bruit fait partie avec l’alcool de cette « défonce » que les gens mal dans leur peau viennent acheter à la feria. Le seuil de danger est à 90 décibels. Jacques Amiel, expert acousticien auprès du conseil d’Etat, qui observe la feria depuis des années, parle pour 2010, de record absolu : il a relevé des pics sonores de 128 décibels. De quoi causer en quelques minutes des lésions irréversibles. On comprend que les habitants de Béziers haïssent la feria et qu’ils soient des milliers à fuir leur ville pendant ces nuits de démesure.

L’alcool au volant
L’abus de boisson pendant les ferias a fait d’innombrables victimes. En 2009 un jeune automobiliste qui quittait la feria de Béziers en état d’ébriété a heurté un autre véhicule. Bilan : 5 morts. Le COLBAC est à peu près seul à combattre cette plaie de la feria (démarches répétées auprès des pouvoirs publics, distribution de tracts dans tout le centre ville, etc). En 2010, pour la première fois, les pouvoirs publics ont fait semblant de se mobiliser contre la conduite en état d’ivresse et ont annoncé qu’ils opéreraient pendant la feria des contrôles d’alcoolémie. Contrôles bien symboliques : seulement à 3 sorties de Béziers et à peine plus de 2.000 contrôles pour près d’un million de festaïres.

Calculez vous-même combien d’automobilistes éméchés sont passés à travers les mailles du filet…

 

André Manoukian, le nouveau chantre de la corrida
 
André Manoukian est connu comme musicien, pianiste, pas comme graphiste. C’est pourtant à lui que la Mairie de Béziers a demandé de concevoir l’affiche de la feria biterroise 2010. André Manoukian reconnaît qu’il n’a jamais assisté à la moindre course de taureaux.
Pourtant en présentant son affiche aux journalistes il a cru devoir faire l’éloge de la corrida.
Dans ce discours confus, obscur, grandiloquent et prétentieux de Manoukian, on relève les procédés habituels de la publicité taurine.
Il est un très bon élève… a dû passer par la grande école taurine de Béziers.

André Manoukian s’exprime dans Le petit journal de l’Hérault (10/06/10) :

André Manoukian de la nouvelle star, va-t'il aimer la corrida

« Voir les choses de son seul point de vue … renoncer à comprendre la logique de l’autre, avoir avec les animaux un rapport anthropomorphique renvoie à la parole stupide de la mémère à son chien-chien : « Ouh qu’il est mignon mon bébé, comme il est intelligent, il comprend tout, il ne lui manque que la parole ». Tout autre est la démarche du chasseur qui connaît le langage de l’animal, qui sait décrypter ses signes, analyser ses traces…

Quant au rapport pur, il est dans l’arène, entre le toréador domptant son animalité et l’animal décryptant les gestes de l’homme.

L’homme et le taureau, deux termes d’une relation commutative, une géométrie pure, une grâce, une danse sacrée entre Eros et Thanatos.

Cette tonne de muscles aux cornes acérées comme des rasoirs n’est qu’une abstraction, une vue de l’esprit, un mouvement de courbes si l’artiste sait jouer de la cape…

Alors la foule palpite et exulte et quand l’alchimie a lieu, quand l’animal de courage semble avoir absorbé l’humanité de son adversaire, alors la foule crie : « Grâce ! ». La corrida est inscrite dans notre psychisme. Le combat de l’homme contre son animalité, contre la peur, contre la force brute…nous le vivons tous les jours…

J’ai aussi eu la chance d’éprouver le frisson de la gloire, la gloire de celui qui sait transformer sa peur en émotion et nous tirer des larmes. »

Fin de citation.

Dans ce discours confus, obscur, grandiloquent et prétentieux de Manoukian, on relève les procédés habituels de la publicité taurine :

1 L’exagération
Le taureau de corrida, qui pèse environ 500 kg, devient dans la bouche de Manoukian « une tonne de muscles ». Les cornes, naturellement émoussées et souvent épointées à la lime ou tronquées à l
a scie, sont, selon Maître Manoukian, « acérées comme des rasoirs ».

Si c’est avec une corne qu’il se rase le matin, on comprend pourquoi il est si mal rasé.

2 La comparaison abusive
Ce procédé rapproche jusqu’à les confondre 2 objets très différents. Si jolie que soit une femme, elle ressemble bien peu à une fleur, ce qui n’a jamais empêché de les comparer. C’est pourquoi la comparaison est souvent utilisée par la pub pour donner de la corrida une image contraire à sa réalité. Ainsi selon Manoukian la corrida est une « alchimie ». Stupeur des chimistes qui se voient assimilés à des toréadors. D’autre part le taureau est comparé par Manoukian à une éponge ou un buvard puisqu’il « aborbe l’humanité de son adversaire ». Dans la même phrase l’animal supplicié est donc transformé à la fois en éponge et en être humain. Incohérence et confusion mentale. Pour les partisans de la corrida, peu importe à quoi on la compare pourvu qu’on fasse oublier sa réalité sanglante, tortionnaire et sadique.
Masquer, farder, fausser la réalité c’est mentir, ce qui nous conduit à un 3ème travers :

3 Le mensonge pur et simple
Les mensonges les plus connus consistent à prétendre que la corrida est un combat loyal, à armes égales, que le taureau est une bête « sauvage », qu’il ne sent pas les tortures qu’on lui inflige, etc. A ce répertoire Manoukian ajoute 2 nouveautés :D’une part le torero est capable de « nous tirer des larmes ». Dans ma vie j’ai assisté à beaucoup de corridas. Jamais je n’ai vu un spectateur pleurer. D’autre part « La corrida est inscrite dans notre psychisme. » Nous ne pourrions donc pas vraiment être anticorrida puisque cette barbarie, comme la soif de beauté, serait inscrite dans notre nature.

Plus un mensonge est gros, mieux il passe, paraît-il.

4 Le jargon pseudo-intellectuel
Brandir de grands mots empruntés à la philosophie et aux sciences est le procédé favori des taurins. On impressionne ainsi les gens incultes. On suggère que seuls des intellectuels seraient capables de comprendre et d’apprécier ce qui se passe dans l’arène. Les snobs sont ainsi poussés à fréquenter les arènes pour entrer dans la société élégante et cultivée. Manoukian use et abuse de ce procédé : « rapport anthropomorphique », « décrypter », « deux termes d’une relation commutative », « alchimie ».

Il emprunte à la psychanalyse les mots Eros et Thanatos qui désignent l’amour et la mort.

Parler grec, ça fait cultivé et ça masque le vide de la pensée.

Robert CLAVIJO

 

Samedi 14 AOÛT 2010 : Manifestation Anti corrida à Béziers

Chaque année pendant la feria de Béziers le COLBAC organise une manifestation. La manif de la feria 2010 aura lieu samedi 14 août. Comme les années précédentes nous occuperons le carrefour giratoire Vincent Badie. C’est là que se croisent la rocade et la voie Domitienne . C’est le carrefour de Béziers le plus fréquenté.

Des dizaines de milliers d’automobilistes, le samedi 14 août 2010, au retour des plages, se rendant à Béziers pour participer à la feria, passeront par le carrefour Vincent Badie. Le bain de foule pour nous est assuré. Toutes banderoles déployées, nous occuperons tout le carrefour et, comme les automobilistes ralentissent ou s’arrêtent avant de s’y engager, nous en profiterons pour leur distribuer un tract.

En 2 heures nous distribuons environ 3.000 tracts. Chacun est lu en moyenne par plusieurs personnes car les automobilistes étant surpris de notre manifestation, leur curiosité s’allume et, dans chaque auto, le tract passe de mains en mains.

Les manifestants gareront leurs autos sur le parking du magasin DECATHLON qui borde le carrefour giratoire.

Rassemblement des manifestants à 16 h 30 à l’ombre de la pinède du parking. Des boissons fraîches vous attendront.

La manifestation se terminera vers 19 h.

Pour organiser cette action au mieux, nous avons besoin de connaître à l’avance le nombre des manifestants. Si vous avez l’intention de participer, merci de nous l’apprendre en nous téléphonant au 04 67 76 28 56. Merci d’avance et à bientôt.

POUR HAÏTI, LA CORRIDA AGONISE

DIAGNOSTIC D’UN EXPERT EN TAUROMACHIE

Pour Haïti, la corrida agonise dans la bienfaisance

Le 13 mai 2010 Nîmes organisait une corrida présentée comme un événement bienfaisant tout à fait exceptionnel :

1 C’était la seule corrida de l’année donnée isolément, en dehors d’une féria.

2 Les bénéfices devaient aller entièrement aux sinistrés d’Haïti. Un acte de charité en somme susceptible de mobiliser des foules de spectateurs…

3 Alors qu’une corrida ordinaire rassemble 3 matadors affrontant chacun 2 taureaux, celle du 13 mai confrontait un seul matador à 6 taureaux. Un one man show, un défi, un exploit destiné à drainer le grand public

4 Le « héros » qui risquait sa peau pour les malheureux Haïtiens n’était pas un débutant maladroit et obscur mais Sébastien Castella en personne, un des matadors les plus réputés de la planète. Une corrida à ne pas manquer!

 

 

Résultat ? Laissons la parole à Joël Bartolotti, un passionné de tauromachie, directeur de la revue « Toros », qui rend compte du spectacle en ces termes :
« Cette corrida donnée au bénéfice des sinistrés d’Haïti par Sébastien Castella n’a pu, hélas, réunir qu’un gros tiers d’arèn
e
, ce qui est un peu maigre pour pareil événement…La crise économique de plus en plus tangible et le temps maussade et pluvieux qui endommagea la piste…ne sont pas les seuls responsables de cette réticence du public. A mon sens… la corrida est entrée dans une spirale de banalité, due principalement à l’insignifiance du bétail qui la transforme de plus en plus en un spectacle comme les autres, déserté par sa magie…Son avenir semble donc incertain avec, pour premier responsable, le mundillo (mot espagnol désignant le petit monde des professionnels de la tauromachie) qui accepte, voire encourage ce toro aimable et sans caractère qui pousse l’aficionado vers la sortie. »


Tout commentaire du COLBAC serait superflu.

 

 

LES POIDS ET LES MESURES DANS LE BITERROIS

La Féria de l'alcool à Béziers, morts et transgressions diverses

 

 

 

 

 

 

 

La Mairie de Béziers, par arrêté de novembre 2009, a interdit aux épiceries de vendre de l’alcool la nuit et un nouvel arrêté d’avril 2010 vient de renforcer le précédent. Il s’agit, paraît-il, d’empêcher que la consommation d’alcool la nuit provoque des troubles de l’ordre public.

 

La Mairie interdit donc toute l’année ce qu’elle autorise et même encourage pendant les nuits de feria où l’abus d’alcool provoque d’innombrables transgressions: tapage nocturne assourdissant, agressions, bagarres, déjections d’ivrognes sur les trottoirs et les façades, sans compter les stationnements illicites sur les trottoirs et les accidents provoqués par les fêtards qui reprennent le volant à l’aube, ivres de bruit, de fatigue, de sangria et de pastis. En 2009 nous déplorions 5 morts dont deux enfants et 600 blessés que la préfecture et la mairie nient depuis toujours

Pourquoi tant de rigueur municipale en temps ordinaire et tant de laxisme pendant la feria ? Une corrida est incapable, à elle seule, de rassembler les dix à treize mille spectateurs indispensables pour rentabiliser le spectacle. L’arène de Béziers ne se remplit que s’il y a autour d’elle, pour attirer un certain public, toute une feria alcoolisée, débridée, désordonnée, bruyante, violente, effaçant les frontières entre bon et mauvais goût, entre le bien et le mal.
Pour assurer le succès des corridas qu’elle soutient avec tant de zèle, la Mairie n’hésite pas à encourager en août les désordres qu’elle réprime tout le reste de l’année.

TURPITUDES TAURINES DANS LE BITERROIS

Dans notre article précédent, La France envahit la Catalogne, nous déplorions l’attitude des élus taurins qui ont fait pression sur le peuple catalan. C’est ce que nous relevions pour montrer le mal tauromachique dont souffre la République. Ce mal est dû non pas aux fondements de la République mais bien aux femmes et aux hommes qui la manipulent, en usent, en abusent.
Des élus du biterrois sont aujourd’hui mêlés à une manœuvre des plus scandaleuse. Pour faire pression sur le peuple catalan, 100 élus, réunis en un collectif de soutien à la corrida, signent avec des fantômes et des morts
Il est des dérapages morbides dont Raymond Couderc, le sénateur maire de Béziers, ne s’offusquera pas. Pour cause de corrida avant tout…

D’ailleurs depuis le 30 novembre 2009, Raymond COUDERC n’est plus le maire de Béziers. C’est signé par 99 élus, c’est donc officiel, sur le document ICI... Qu’est ce qu’on fait ? Champagne ?

La lettre du COLBAC, adressée aux médias du biterrois.

A Béziers, des élus taurins, pro-corrida, font signer des fantômes et des morts

« Le parlement de Catalogne espagnole, suite à une pétition citoyenne (ILP), a accepté de débattre de l’abolition des corridas. Aussitôt un collectif d’élus français, dont quelques Biterrois, a fait pression sur les parlementaires catalans pour obtenir d’eux la pérennisation des corridas en Catalogne.

De quel droit a-t-on osé exercer cette pression ? Les parlementaires catalans doivent exprimer la volonté de leurs électeurs. Les représentants du peuple catalan ne sont pas les V.R.P. du milieu taurin français et ils se rendraient coupables en obéissant à un lobby étranger.

D’autre part au nom de qui ces élus français se sont-ils immiscés dans les affaires intérieures de la Catalogne? Certainement pas au nom du peuple français qui, au Sud comme au Nord de la Loire, est opposé aux corridas et que ces élus indignes se sont bien gardés de consulter.

Dans ce collectif d’élus français figure le sénateur Raymond Couderc. Sans surprise. Choquante en revanche est la présence du député Paul Henry Cugnenc. On se sert de lui 2 ans après sa mort. Choquante aussi est la présence d’un inconnu, Daniel Armisen, faussement présenté comme maire de Béziers. On découvre aussi dans ce collectif Robert Tropéano, sénateur maire de Saint-Chinian, Jacques Bascou, député maire de Narbonne, Jacques Godfrain, député de Millau, 3 villes totalement étrangères au petit monde des corridas et qui sont sans le savoir ni le vouloir embrigadées dans une mauvaise cause. Il est des « collectifs » que les scrupules n’étouffent pas.

En France beaucoup de prétendus « représentants du peuple » n’hésitent pas à contrecarrer la volonté de leurs électeurs. Notre « démocratie » est profondément malade. C’est pourquoi à Béziers et dans les autres villes ta
urines françaises un référendum local est indispensable pour que les citoyens, jamais consultés, puissent enfin décider si leur commune doit ou non continuer à accueillir des corridas.»

La lettre et la liste des signataires tarins de cette mascarade démocratique se trouvent sur le document ICI…

LA FRANCE ENVAHIT LA CATALOGNE !

Des élus “français” sont sans vergogne.

La France envahit la Catalogne et veut faire pression sur le peuple catalan

Comme vous le savez sans doute, la corrida a presque entièrement disparu de la Catalogne espagnole.
Seule Barcelone accueille encore ce genre de spectacle.

 

Or le parlement catalan, en décembre 2009, suite à une pétition massive de la population catalane (ILP), a accepté de débattre prochainement d’une éventuelle interdiction de la corrida en Catalogne.
Aussitôt des élus français (21 sénateurs, 50 députés et 44 Maires ) ont collectivement fait pression sur le parlement catalan pour obtenir de lui la pérennisation des corridas en Catalogne.

 

De quel droit ont-ils osé exercer cette pression en faisant état de leur charge républicaine?

 

Les parlementaires catalans ont l’obligation légale et morale de représenter les électeurs catalans et d’exprimer la volonté de ces électeurs. Ils ne sont pas les V.R.P. de la toromafia française et ils se rendraient coupables en obéissant à un lobby étranger…

D’autre part au nom de qui ces élus français se sont-ils immiscés dans les affaires intérieures de la Catalogne? Certainement pas au nom du peuple français qui est opposé aux corridas et que ces élus indignes se sont bien gardés de consulter.
En France beaucoup de prétendus « représentants du peuple » n’hésitent pas à contrecarrer la volonté de leurs électeurs.

 

Notre démocratie est profondément malade. C’est pourquoi dans les villes taurines françaises un référendum local est indispensable pour que les citoyens, jamais consultés, puissent enfin décider si leur commune doit ou non continuer à accueillir des corridas.

 

UNE LECTURE A RECOMMANDER

Marc Fabre, les mythes tauromachiques. Anti-corrida

« Les mythes tauromachiques » de Marc Fabre
édité en 2009 par Les Nouvelles Presses du Languedoc.

But de l’auteur : montrer que tout dans la corrida est mensonge, duperie, affabulation, escroquerie, posture et imposture. Pour parler comme l’auteur, la corrida est un tissu de « mythes ». Cette démonstration est conduite avec un esprit critique exceptionnel par un homme exceptionnellement intelligent et cultivé. Jamais peut-être on n’a dressé un réquisitoire aussi complet, aussi mordant, contre la corrida et le milieu taurin.

Marc Fabre n’est pas Parisien ou Lyonnais: il vit à Nîmes. Il était donc bien placé pour observer le milieu taurin, enquêter sur lui et révéler ses innombrables escroqueries. Homme manifestement réservé, il aurait volontiers ignoré le milieu taurin si celui-ci avait montré de la discrétion. Mais à Nîmes la corrida envahit toute la vie de la cité dans tous les domaines. Marc Fabre s’est senti quotidiennement, insupportablement agressé par cette invasion. Ce livre n’aurait peut-être pas existé si la corrida avait fait sa sale besogne avec pudeur, en silence, écrit l’auteur en préface. Mais que la corrida se présente comme bienfaitrice de l’humanité, comme art majeur, comme atout essentiel de l’économie méridionale, comme objet de civilisation et même de philosophie, voilà ce qui a indigné, révolté Marc Fabre.

Le seul reproche qu’on pourrait faire à ce livre est que, écrit par un intellectuel pour d’autres intellectuels, il n’est peut-être pas aussi accessible au grand public que nous pourrions le souhaiter. L’auteur n’en mérite pas moins toute notre gratitude. Nous saurons la lui témoigner.

JESUS CHRIST MATADOR ?

L’église catholique au secours des arènes, bénie soit la corrida.

 

L'église catholique au secours des arènes, bénie soit la corrida

Dans la bulle « De salute gregis » le Pape Pie V, en 1567, condamnait sans appel la tauromachie : «Considérant donc que ces spectacles où des taureaux…sont excités dans le cirque ou sur la place publique sont ennemis de la piété et de la charité chrétienne et voulant abolir ces spectacles sanglants et honteux, de démons plutôt que d’hommes et pourvoir ainsi au salut des âmes nous défendons et interdisons…à chacun et à tous des princes chrétiens… de permettre dans leur province… des spectacles de ce genre, où il y aurait des combats de taureaux… »

Mais au cours des années et des siècles qui suivirent le vatican évolua. Si bien qu’aujourd’hui l’église catholique n’a plus de position définie sur la tauromachie. Certains prêtres (et non des moindres) peuvent donc, sans encourir les foudres de l’Eglise, afficher leur soutien aux corridas. Ainsi l’abbé Jacques Teissier, aumônier des arènes de Nîmes, et à la demande de l’association « Avocats du diable », a accepté en vue d’une soirée mondaine, de procéder à la lecture publique de la nouvelle « Jésus Christ matador ». Comme soutien à la corrida on peut difficilement faire mieux.

Chevaux éventrés

Chevaux éventrés pendant les corridas

En 1928 le dictateur espagnol Primo de Rivera exigea que les chevaux des picadors soient protégés par un caparaçon. Droguées pour ne pas réagir aux coups de corne, les montures des picadors sont encore de nos jours brutalisées, heurtées, bousculées, renversées par les charges des taureaux mais du moins elles ne sont plus étripées comme elles l’étaient si souvent avant 1928. Les étripages n’ont toutefois pas disparu des arènes. Il reste en effet des corridas équestres dites « touradas » au Portugal et « corridas de rejon » en Espagne. Les toreros n’y sont pas piétons mais cavaliers. Dans ces spectacles les taureaux sont systématiquement « afeités ». Ce mot signifie que les cornes sont épointées et écourtées à la scie. Pratiquée sans anesthésie, cette opération est très douloureuse car l’intérieur de la corne est charnu et innervé comme l’intérieur de nos dents. C’est le prix à payer, paraît-il, pour que les chevaux ne soient pas éventrés. Et pourtant le 06/07/09, à Pamplona, au cours d’une corrida de rejon, le torero Sergio Galan a laissé encorner 2 de ses chevaux. L’un d’eux, le ventre ouvert, est sorti de l’arène les boyaux à l’air. Spectacle sublime, la corrida…

La temporada 2009

En 2009, 50 communes françaises ont organisé des corridas (67 au total) et/ou des novilladas avec picadors (39 en tout). Il faut ajouter à ce nombre les quelques villages où ont eu lieu des novilladas non piquées (spectacles bon marché avec taurillons de 2 ans et apprentis matadors).

C’est la première fois depuis 1998 que le nombre des corridas de toros en France est inférieur à 70. Olé !!!

Le classement des villes de sang reste identique aux années précédentes. Nîmes est en tête avec 16 spectacles. Viennent ensuite Arles (11), Dax (9), Bayonne (8). Béziers est 6ème avec 5 spectacles.

Sur les 50 communes ayant organisé de « grands » spectacles taurins, 26 n’en ont organisé qu’un seul dans toute l’année 2009. Pourquoi une seule corrida de toros ou de novillos si la population locale en était aussi friande qu’on le prétend ?

Colloque taurin d’Arles 2010

Faut-il tuer les anti-corrida ? Si non, pourquoi ?

Colloque d'Arles 2010. Faut il tuer les anti-corrida

Samedi 30/01/2010, avait lieu toute la journée, au théâtre d’Arles, un colloque organisé par les taurins, intitulé “Le mouvement anti-taurin. Sources et enjeux de l’animalisme contemporain”.

Les anti-corridas n’étaient pas invités à ce colloque, malgré tout une quinzaine s’est délibérément invitée. Beaucoup de publicité avait été faite dans les médias, mais les gradins furent bien pâles, pourtant participaient certains grands orateurs de la tauromachie, tels que:
Anne Maillis, professeur, Roland Chemama, psychanalyste, Jean-Pierre Digard, Directeur au CNRS et
Francis Wolff, professeur.
Étaient donc réunies toutes les grandes Bouches de la foire du Rhône (département n°13).

Le milieu taurin a mobilisé quelques-uns de ses intellectuels dans le théâtre municipal d’Arles pour un colloque intitulé “Le mouvement anti-taurin”. Il s’agissait pour la toromafia d’instruire le procès des opposants à la corrida.

Bien que ce fût un colloque national avec des orateurs venus des 4 coins de la France et organisé dans la ville la plus taurine de France, il n’y avait dans la salle qu’une centaine de personnes. Bien maigre…

Les organisateurs du colloque s’étaient bien gardés d’inviter quelque anticorrida que ce fût. Il est tellement plus facile de condamner un accusé en son absence. Mais la FLAC (Fédération des luttes pour l’abolition des corridas), alertée par ses militants locaux, a décidé d’assister au procès. Nous étions une quinzaine dans la salle soit plus de 10% du maigre public. Nous avons réussi à déstabiliser les organisateurs par nos rires, nos sifflets, nos interpellations, nos objections. Comme nous avions prévu qu’on refuserait de nous donner la parole, nous avons distribué aux participants, à l’entrée du théâtre, le tract ci-dessous intitulé “10 questions aux organisateurs du colloque”. Faute de micro, nous nous exprimions ainsi par écrit avec l’avantage que les paroles s’envolent alors que les écrits restent.

DIX QUESTIONS AUX ORGANISATEURS DU COLLOQUE EN ARLES 2010

1- L’homme, espèce supérieure, n’a, selon vous, aucun devoir envers les inférieurs que sont les animaux. Votre supériorité vous donne-t-elle le droit de torturer et de massacrer vos inférieurs juste pour le plaisir de passer un agréable moment ?

2- Il est rarissime que des toreros soient tués dans l’arène mais ils sont souvent blessés. Trouvez-vous normal que des hommes se fassent encorner, empaler, éventrer, piétiner, écraser pour distraire des spectateurs bien à l’abri sur des gradins ?

3- Vous prétendez aimer, adorer, vénérer le toro bravo. Peut-on harponner, estoquer, poignarder, torturer, trucider ceux qu’on adore ?

4- Vous prétendez tomber en extase devant les véroniques, devant les naturelles de Manzanares, de Morante, de José Tomas. Si vous êtes sincères, pourquoi ne pas exclure de la corrida les piques, les harpons, les épées, les poignards pour ne conserver que les suertes esthétiques de cape et de muleta ? Vous refusez cette épuration? C’est l’aveu que l’esthétisme est un masque hypocrite pour dissimuler votre mobile véritable : le sadisme.

5- Séisme d’Haïti, tsunamis asiatiques, cyclones et typhons dévastateurs, crise, faillites et chômage, épidémies, famines et guerres, vous trouvez qu’il n’y a pas assez de souffrance sur la planète ? Vous n’êtes pas dégoûtés de la violence ? Même le dimanche, après la messe, vous avez besoin, pour être heureux, de faire couler du sang ?

6- Exalter, comme vous le faites dans ce colloque, les vices de notre espèce et notamment la pire des pulsions humaines : le sadisme, est-ce servir l’humanité ? L’humanisme exige au contraire que nous sortions enfin de l’animalité dans laquelle nous sommes encore englués jusqu’au ventre. Surmontons l’agressivité, la pulsion meurtrière héritées de nos lointains ancêtres prédateurs et carnassiers. Devenons enfin des êtres vraiment supérieurs, des êtres moraux respectueux de la vie et de la souffrance d’autrui.

7- Vous prétendez que la corrida est populaire et profondément inscrite dans notre culture méridionale. Vraiment ? Pourquoi êtes-vous incapables de remplir une arène s’il n’y a pas autour d’elle toute une feria pour attirer des touristes désoeuvrés et amateurs d’exotisme? Le chroniqueur taurin Pierre Albert Blain mentait-il quand il écrivait qu’il n’y a pas plus de cinq mille aficionados dans toute la France ?

8- Le torobusiness est tristement connu pour son opacité financière épinglée par la chambre régionale des com
ptes. Le prix d’achat des taureaux, la rémunération des toreros ne sont jamais divulgués, au grand dam du fisc. La revue « Toros » dans son numéro 1569 concluait ainsi son éditorial : « Tous les clubs taurins et revues taurines réclament régulièrement depuis des années la publication au moins annuelle.des comptes des arènes. Ils n’obtiennent jamais aucune réponse claire, une nouvelle fois au nom de la sacro-sainte spécificité du milieu taurin…Que craint-on si l’on n’a rien à cacher ? » Grâce à de hautes et puissantes complicités, le milieu taurin, dans tous les domaines, est parvenu jusqu’ici à vivre au-dessus des lois de la République. Est-il surprenant qu’un nombre grandissant de citoyens emploient désormais le mot « toromafia » ?

9- Vous fuyez tout débat avec les anticorrida. Vous organisez aujourd’hui un colloque contre eux sans même les y inviter. Vous qui vantez sans cesse combat et bravoure vous avez donc peur d’affronter des anticorrida ? Mansos perdidos les aficionados ?

10- Vous faites à ce colloque le procès des anticorrida. Mais que vaut un procès où les accusés ne sont ni invités ni autorisés à prendre la parole ? (fin du tract).

Les organisateurs du colloque et les intervenants au micro, ont été incapables de répondre aux 10 questions ci-dessus.

 

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