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Notre manif interdite : nous déposons une requête en référé-liberté pour contester l’arrêté préfectoral

parvis arène de beziers

Un arrêté préfectoral a interdit  au Colbac une manifestation silencieuse en petit effectif devant les arènes, ce samedi 24 octobre, pendant les Journées taurines. Nous dénonçons une entrave à la liberté d’expression et à la liberté de manifester pour des motifs infondés. Le Colbac a déposé une requête en référé liberté auprès du tribunal administratif de Montpellier. L’audience aura lieu vendredi 23 octobre.

« Nous avons déclaré une action sans mégaphone ni discours et limitée à une dizaine de participants tenant des visuels. Cette action totalement silencieuse ne peut donc pas gêner le spectacle dans les arènes  ni créer de désordre sur la voie publique ».

Le Colbac réaffirme son attachement à faire passer ses idées dans le respect de la loi et rappelle que la liberté d’expression et la liberté de manifester s’exercent normalement en tout lieu public. « Nos pancartes ont un fort impact sur l’opinion et sur le public qui se rend aux arènes. C’est cela qui dérange les organisateurs de corridas ». 

Une action silencieuse pour sensibiliser l’opinion à l’exposition des enfants à la violence des scènes de corrida.

L’objectif de cette manifestation devant les arènes au moment où les enfants de l’Ecole taurine s’entrainent à la pratique tauromachique, est de rappeler que  l’exposition ou la participation des enfants à des scènes de violences exercées sur des animaux est traumatisante pour certains d’entre eux : de nombreux médecins s’inquiètent des conséquences sur le développement psychique, l’empathie et le sens moral des enfants qui apprennent à blesser à mort un veau.

En 2016, le Comité des droits de l’enfant de l’ONU a d’ailleurs exhorté la France à tenir les mineurs à l’écart de la tauromachie et une proposition de loi d’une députée veut interdire l’accès des enfants aux spectacles de tauromachie. 

L’argent public ne devrait pas servir à la violence. 

Au cours de cette manifestation, nous voulons aussi dénoncer l’utilisation de l’argent public pour former les enfants à une pratique cruelle envers les animaux, et qui révulse une large majorité de biterrois et de biterroises. Nous demandons au maire R. Ménard l’arrêt immédiat des subventions municipales de 30 000 euros par an à l’école taurine. Il est de la responsabilité des mairies de protéger les enfants de toutes les formes de violence et de véhiculer des valeurs de bienveillance et de respect du vivant. Nous voulons que Béziers soit exemplaire dans ce domaine ».

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