Le COLBAC s’étonne de l’absence totale de mise en garde sur les billets de corrida, vendus à tous les publics — y compris à des personnes qui n’ont pas la moindre idée de la réalité d’une corrida, d’une novillada ou d’une corrida de rejon. C’est notamment le cas des touristes, parfois accompagnés de jeunes enfants, qui pensent assister à un simple spectacle folklorique.
La sénatrice Sophie Briante Guillemont (groupe RDSE – Rassemblement Démocratique et Social Européens) a repris notre proposition de question écrite au gouvernement, transmise via Convergence Animaux Politique.
Elle demande au ministre de la Culture « comment il est possible de s’assurer du respect des principes de transparence et d’information envers les spectateurs. Elle aimerait également savoir s’il existe des données relatives aux mineurs assistant à ces spectacles ».
Il est indispensable que soit précisée sur les billets la nature violente, cruelle et sanglante du spectacle proposé — une réalité susceptible de choquer ou de traumatiser une partie du public. Toutes les personnes, adultes comme enfants, sensibles à la souffrance animale doivent pouvoir être informées et protégées.
Le Gouvernement reconnaît, pour la première fois, la nécessité d’améliorer la transparence et l’information du public concernant la corrida ! Le ministère admet qu’une action pourrait être engagée auprès de l’UVTF afin que les affiches et billets ne laissent place à aucune ambiguïté quant à la nature du spectacle. Il évoque également la possibilité de faire évoluer le règlement taurin en ce sens. Enfin, il précise qu’aucune donnée officielle relative à la présence de mineurs lors de ces spectacles n’est actuellement disponible.
Les questions écrites ont pour rôle d’interpeller officiellement le Gouvernement sur un point précis et d’obtenir une réponse publique, inscrite au Journal officiel. Elles permettent de nourrir le débat et contribuent à faire progresser la prise de conscience au sein des institutions.