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Non, corridas et encierros ne contribueront jamais au rayonnement de Béziers !

Une tète de taureau de profil avec une inscription Béziers ne rayonnera jamais tant que la souffrance animale y sera érigée en spectacle

Malgré l’optimisme de la toute nouvelle direction des arènes (la société Betarra, composée d’Olivier Margé, Sébastien Castella et Simon Casas) et la volonté du maire Robert Ménard, les corridas ne pourront jamais faire rayonner la ville de Béziers car les spectacles de souffrances animales indignent l’opinion publique.

Suite à l’annonce de la nouvelle direction des arènes et à la volonté du maire Robert Ménard de promouvoir Béziers à travers la tauromachie, le Colbac réaffirme qu’aujourd’hui aucun spectacle mettant en scène la souffrance d’un animal n’est capable de faire rayonner Béziers.  

Des spectacles de souffrances animales qui nuisent à l’image et à la réputation de Béziers

En France comme en Espagne, les corridas sont confrontées à la raréfaction du public parce que ce sont des spectacles qui génèrent de grandes souffrances pour les animaux. C’est l’essence même de la corrida, la mise à mort ritualisée d’un animal, qui heurte les mentalités et va à contre-courant de l’évolution de notre société et des attentes sociétales en matière de condition animale: érigée en art et spectacle, l’agonie d’un animal n’est plus acceptable.

En 2020, quelle image peut renvoyer une ville qui autorise encore la  torture et les mises à mort de taureaux pour divertir ? À cause des corridas, Béziers est très en retard en matière de condition animale et la tauromachie confère à la ville une réputation barbare et cruelle envers les animaux. Cette image nuit à son rayonnement à travers le monde.

Demain,  Béziers la Pampelune d’Occitanie ? 

Pour faire venir du monde aux corridas et attirer un public plus jeune,  le maire et les nouveaux patrons des arènes envisagent l’organisation d’un « encierro » dans les rues de Béziers à l’image de ceux de Pampelune. Le Colbac s’indigne de ce projet extrêmement dangereux pour la population et les taureaux. Il n’y a jamais eu de lâchers de taureaux de corrida en France. Dans nos régions, la tradition, c’est les lâchers de taureaux de Camargue. C’est encore un divertissement cruel : faut-il livrer un animal à la foule avant de le torturer dans les arènes ? Béziers, décidément, serait pionnière en matière de cruauté envers les animaux. 

Pour satisfaire les intérêts d’une minorité d’aficionados, le maire Robert Ménard persiste à ne tenir aucun compte de l’opinion des habitants de Béziers : les corridas indignent et écœurent bien plus de Biterrois qu’elles n’en amusent. Ni Séville, ni Pampelune, c’est le riche patrimoine historique, culturel et économique de Béziers qui doit faire la réputation de nos arènes et de notre ville. 

article du midi libre
Midi Libre, 24.11.2020
3 hommes sur une affiche
Les futurs patrons des arènes de Béziers, à partir de janvier 2021
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