Les taureaux ne souffrent pas

Publié le 30 septembre 2009

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Quand vous marchez par mégarde sur la queue d’un chien, il hurle et fait un bond. Preuve qu’il a mal. Si les cavaliers emploient éperons et cravache, c’est bien parce que les chevaux sont comme nous sensibles à la douleur.
Quiconque observe des bovins au pâturage constate qu’une simple piqûre de taon (mouche suceuse de sang) suffit pour qu’une vache bondisse et s’enfuie au galop. Les bovins sont donc aussi sensibles que nous.

Autrefois, pour stimuler les bœufs qui tiraient une charrue, les laboureurs utilisaient un aiguillon. Cet instrument est aujourd’hui interdit par le décret du 01/01/1980. C’est la reconnaissance officielle que les bovins doivent être protégés parce que sensibles à la douleur.
On peut donc imaginer ce qu’endurent les taureaux auxquels on plante dans le dos plusieurs paires de harpons dont les manches se balancent continuellement, tournant et retournant chaque fer dans chaque blessure.

La lance du picador, de la pointe au butoir, mesure près de 9 cm. Mais comme la chair est élastique et que les picadors pèsent de tout leur poids sur leur pique, les trous qu’ils creusent ont une profondeur moyenne d’une vingtaine de centimètres et peuvent atteindre 30 cm ! Ces trous sont ouverts tout contre la colonne vertébrale, zone sensible s’il en est.
Si les aficionados considèrent le picador comme le meilleur test de la bravoure d’un taureau, c’est parce qu’il faut à cet animal beaucoup de vaillance, après avoir ressenti la morsure de la pique, pour poursuivre la lutte contre les picadors.

L’affirmation répétée que les taureaux ne souffrent pas au cours d’une corrida est une preuve éclatante de la mauvaise foi du milieu taurin. Et que dire des mises à mort souvent interminables ? Le 18 octobre 1998, à Béziers, un taurillon de trois ans a reçu, comme  » coup de grâce  » une trentaine de coups de poignard à la nuque.

à propos

Le COLBAC a pour but final l’abolition de la corrida. Nous nous opposons à la propagande et à la désinformation du milieu taurin, ainsi qu’à la justification de la torture animale comme relevant d’un art ou d’une tradition encore acceptable.

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