Les 8 et 9 mai 2026, le COLBAC a organisé deux mobilisations devant les arènes de Béziers à l’occasion de la Feria Off et des « galas taurins » (avec mise à mort) programmés durant l’événement.
Dans une ville où la corrida ne survit que grâce au soutien institutionnel de la municipalité et à une intense promotion médiatique, il est essentiel de faire entendre une autre voix : celle du refus de la cruauté érigée en spectacle, et du refus de considérer comme normal d’applaudir l’agonie d’un animal.
Pendant ces deux rassemblements silencieux de deux heures, les militants ont interpellé le public par la force des visuels et rappelé qu’aucune tradition ne peut justifier la souffrance infligée aux animaux dans les arènes.
Nous refusons que cette barbarie soit banalisée et que ces mises à mort se déroulent dans l’indifférence.
À chaque mobilisation, une trentaine de militants étaient présents, particulièrement bien placés devant les arènes. Un journaliste de Charlie Hebdo a suivi la manifestation pendant plusieurs heures et a consacré un long article à cette mobilisation.





“Gala” taurin : de quoi parle-t-on ?
Dans ces festivals, les toreros ne sont pas rémunérés et les taureaux sont offerts par l’éleveur (ici également organisateur). Il s’agit donc de spectacles à bas coût : 20 € pour assister à la torture et à la mise à mort d’un taureau.
Puisqu’ils toréent gratuitement, les toreros ne prennent aucun risque : les taureaux ont donc systématiquement les cornes raccourcies et épointées.
Le règlement taurin municipal prévoit même que l’on puisse y combattre « tous types d’animaux mâles présentant les garanties sanitaires requises ». En clair : des taureaux présentant des défauts et jugés non “vendables” pour les corridas formelles.


Une stratégie assumée pour attirer les jeunes
La Feria Off, qui prend chaque année davantage d’ampleur avec l’ambition affichée de devenir une seconde feria à Béziers, repose sur une logique assumée : concerts, DJ, alcool et animations festives destinés à attirer un public jeune… puis à l’amener vers les arènes.
Le milieu taurin lui-même le reconnaît ouvertement : « Sans la fête, les jeunes ne s’intéresseraient pas aux toros. » (article Midi Libre)
Créer de “l’aficion” à coups de musique et d’ambiance festive autour de spectacles où des animaux sont torturés et mis à mort : voilà la réalité que le COLBAC entend continuer à dénoncer.











































