Seisme dans le milieu taurin : Robert Ménard claque la porte de l’UVTF !

Publié le 23 mai 2026

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C’est un véritable séisme qui secoue le mundillo. Alors qu’il était présenté comme le futur président de l’Union des villes taurines de France (UVTF), Robert Ménard a finalement été poussé vers la sortie avant même son élection. En réaction, le maire de Béziers a retiré sa ville de l’organisation, mettant fin à douze années d’adhésion.

Seul candidat déclaré à la présidence, Robert Ménard semblait pourtant assuré de succéder à André Viard. Mais entre règlements de comptes, divergences stratégiques et luttes d’influence entre villes taurines, son accession à la tête de l’UVTF a brutalement tourné court.

Des déclarations qui ont provoqué un malaise

L’affaire trouve son origine dans plusieurs déclarations accordées par Robert Ménard à la presse. Le maire de Béziers y affirmait notamment ne pas aimer la corrida, tout en continuant à défendre son maintien au nom de la liberté culturelle.

Des propos pour le moins inhabituels de la part d’un élu appelé à présider l’Union des villes taurines de France (UVTF), une association regroupant les maires des principales villes taurines françaises afin de défendre et promouvoir la corrida.

Mais au-delà de cette prise de position personnelle, Robert Ménard semblait également vouloir engager plusieurs évolutions au sein de l’UVTF : modernisation de la communication, davantage de transparence sur les comptes, réforme du règlement taurin ou encore réflexion sur des corridas moins coûteuses, avec notamment quatre taureaux mis à mort au lieu de six.

Autant de propositions qui ne semblent pas avoir fait l’unanimité au sein du milieu taurin.

Selon plusieurs commentaires publiés dans la presse taurine, la ville de Nîmes, récemment revenue au sein de l’UVTF après plusieurs années d’absence, aurait fortement pesé dans les discussions ayant conduit à l’éviction de Robert Ménard. Ce retour de Nîmes au sein de l’organisation est intervenu sous la mandature de Vincent Bouget, maire communiste élu en mars 2026.

Une révélation embarrassante pour BETARRA

Cette affaire a également mis en lumière un autre sujet sensible : Robert Ménard a reconnu publiquement que BETARRA, société gestionnaire des arènes de Béziers actuellement en redressement judiciaire, accusait un retard de paiement envers l’UVTF. Le maire affirme toutefois qu’un accord de règlement échelonné avait été conclu entre les deux parties et que ce problème ne serait pas à l’origine de son éviction.

Quelles conséquences pour Béziers ?

Pour les taureaux, cette décision ne change malheureusement rien. La Ville de Béziers continuera de défendre et soutenir la corrida. Les taureaux continueront d’être torturés puis mis à mort dans les arènes, comme avant. 

Sur le plan institutionnel, plusieurs conséquences sont néanmoins à prévoir :

  • Robert Ménard ne pourra plus intervenir au sein de l’UVTF ni participer à ses orientations ;

  • La ville de Béziers économisera environ 5 000 euros de cotisation annuelle ;

  • Le règlement taurin municipal, censé encadrer les corridas et garantir leur prétendue « éthique », ne s’imposera plus aux organisateurs. Ainsi, l’afeitado (pratique consistant à limer les cornes des taureaux afin de réduire le risque pour le matador) ne sera plus considéré comme une fraude au regard d’un règlement local. Il faut toutefois rappeler que, même lorsque ce règlement était en vigueur, ces fraudes n’étaient jamais sanctionnées.

  • La Commission taurine extra-municipale devient sans objet. 

Conclusion

Cet épisode révèle une réalité jamais évoquée publiquement : l’UVTF et son président André Viard font l’objet de critiques récurrentes au sein même du milieu taurin.

La candidature avortée de Robert Ménard met en lumière des divergences profondes sur la gouvernance, la communication et la stratégie de défense de la corrida.

Au-delà du cas de Béziers, cette affaire illustre les tensions qui traversent aujourd’hui le monde de la tauromachie espagnole et les difficultés croissantes rencontrées par ses représentants pour afficher une ligne commune sur l’avenir de la corrida.

à propos

Le COLBAC a pour but final l’abolition de la corrida. Nous nous opposons à la propagande et à la désinformation du milieu taurin, ainsi qu’à la justification de la torture animale comme relevant d’un art ou d’une tradition encore acceptable.

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