Rétrospective 2024 : Une année de lutte sans relâche contre la corrida (DUPLICATE)

Publié le 10 janvier 2026

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L’année 2025 a confirmé l’intensité et la diversité du travail mené par le COLBAC, dans un contexte toujours marqué par de forts soutiens institutionnels et politiques à la corrida, tant au niveau local que national.

Notre action s’est déployée à la fois sur le terrain, par nos mobilisations dans la rue, et dans un travail de fond rigoureux, indispensable pour affaiblir les soutiens dont bénéficie la tauromachie sanglante.

Ce travail de fond consiste, d’une part, à ne rien laisser passer concernant l’utilisation de fonds publics ou les avantages en nature accordés au milieu taurin, au moyen de nombreuses démarches administratives et juridiques : demandes de communication de documents, saisines de la CADA, analyses financières et juridiques. Il s’accompagne, d’autre part, d’une action de plaidoyer auprès des parlementaires : propositions de questions écrites, rédaction d’éléments contextuels et d’argumentaires, rencontres à Paris. Nous savons que ce travail portera ses fruits, notamment lorsque les conditions politiques seront plus stables et plus favorables.

En 2025, nous avons également œuvré à la préparation d’un projet d’envergure qui, nous l’espérons, verra le jour en 2026.

Cette année encore, nous avons dû composer avec de grandes difficultés pour imposer notre cause dans l’espace médiatique local, largement acquis au monde taurin. À cela s’ajoutent les entraves répétées de la municipalité et de la sous-préfecture, qui tentent par tous les moyens de réduire notre visibilité.

Dans ce contexte, la mission du COLBAC reste plus que jamais essentielle : agir localement à Béziers – informer les citoyens, dénoncer la cruauté de la corrida, la propagande qui l’entoure, les soutiens publics dont elle bénéficie et les liens du milieu taurin biterrois – tout en menant un travail ciblé auprès des parlementaires et des décideurs politiques, notamment en collaboration avec Convergence Animaux Politique.

Entièrement bénévoles, nous poursuivons la lutte avec détermination, convaincus que chaque démarche et chaque action contribuent concrètement à la fin des corridas. 

Ci-dessous, un aperçu de nos actions menées en 2025.

NOTRE MOBILISATION DANS LA RUE EN 2025

■ Manifestations revendicatives

À chaque corrida ou événement tauromachique sanglant organisé dans les arènes de Béziers ou de Boujan-sur-Libron, les aficionados trouvent le COLBAC sur leur route.

En 2025, nous avons organisé huit manifestations, à l’occasion des corridas, mais aussi lors de temps forts comme la Journée internationale des droits des animaux ou la Journée nationale contre la corrida.

Pendant la féria de Béziers, nous organisons une grande mobilisation anticorrida, qui constitue le principal rendez-vous annuel de l’opposition à la corrida en France. Si le nombre de participants reste encore, malheureusement, en deçà de nos attentes, cette mobilisation bénéficie néanmoins d’un écho médiatique important, tant dans la presse locale que nationale.

Juin 2025 - Manifestation à Boujan-sur-Libron
Mai 2025 - Manifestation pendant la "feria off"
Août 2025 - Marche dans les rues de Béziers pendant la feria

■ Manifestations à Paris et à Perpignan

– Paris : participation à deux manifestations anticorrida : Journée Nationale contre la Corrida, organisée par One Voice (avec discours dans les arènes de Lutèce : le COLBAC a dénoncé l’argent public qui va aux corridas, la complicité des pouvoirs publics et l’inaction politique), et manifestation du CRAC Europe devant la mairie du 5e contre les entraînements dans les arènes de Lutèce. 
– Perpignan : participation à la grande marche pour les animaux organisée par le Parti Animaliste. 

Paris, manifestation organisée par One Voice - Juin 2025 Photos © C. Hallier
Perpignan, manifestation organisée par le Parti Animaliste - Septembre 2025

■ Stands et actions médiatiques

– Tenue de notre stand annuel lors de la foire des associations de Béziers ; 
– Stand antico à Perpignan (village associatif du Parti animaliste).
– Une action de sensibilisation organisée lors des « Jeudis de Béziers », sur les allées Paul Riquet, a fait couler beaucoup d’encre et a suscité la colère de Monsieur Ménard ! Sur une chaine nationale, e maire de Béziers a tenu des propos mensongers, disant que notre action se déroulait « sous ses fenêtres » et l’assimilant, scandaleusement, à l’actualité des agressions d’élus ! Dans la foulée, le COLBAC a également reçu, à la suite de cette action, un courrier d’intimidation de la sous-préfecture nous demandant de manière implicite de ne plus utiliser notre banderole à l’effigie du maire portant la mention : « Béziers finance la torture » ! Largement relayée sur les réseaux sociaux, cette « affaire » a permis de rendre visible l’opposition à la corrida et de mettre en lumière le soutien constant du maire à la tauromachie, ainsi que la violence de ses propos et son mépris affiché envers ses opposants. Le sujet s’est même invité lors de ses conférences de presse (Vidéo 1Vidéo 2) . En réaction au courrier d’intimidation de la sous-prefecture, l’un de nos adhérent a écrit au sous-prefet. Le collectif des vétérinaires anticorrida, le COVAC, a également diffusé une video qui tourne en dérision les propos de R. Ménard. 

Stand Foire des Associations - Septembre 2025

Les actions dans la rue sont indispensables pour rendre visible la cruauté de la corrida et dénoncer la responsabilité de Robert Ménard dans le maintien de cette tradition barbare à Béziers. Elles rappellent qu’une opposition déterminée existe. Elles empêchent la banalisation et l’acceptation silencieuse de la violence dans les arènes. Elles dérangent le maire qui n’apprécie pas cette mauvaise publicité. C’est par cette visibilité constante que les mentalités évoluent et que la pression citoyenne finit par s’imposer.

NOS CAMPAGNES EN 2024

■ Fin de notre campagne contre les concerts qui financent les corridas

Le festival « Les Nuits de Béziers » n’a pas eu lieu cette année et son avenir semble plus qu’incertain. Olivier Margé, organisateur des corridas et des concerts dans les arènes, a invoqué des « raisons financières » pour justifier cette annulation. Nous nous en félicitons.  Visiblement, il est plus à l’aise pour organiser des mises à mort que des événements culturels ! En 2025, cette campagne a donc été mise en pause. Nous restons vigilants. 

■ Campagne contre la promotion de la corrida au Salon international de l'Agriculture

Depuis 2023, le Salon international de l’Agriculture accueillent des toreros et des démonstrations de « toreo de salón ». En 2025, le COLBAC a engagé une campagne pour demander la fin de cette promotion de la corrida dans un événement dédié à l’agriculture.

Nous avons documenté les faits, écrit un courrier cosigné par dix organisations anti corrida et suscité une large mobilisation citoyenne par une campagne d’e-mailings sur notre site. Très rapidement, la directrice du SIA a réagi et nous a contactés, indiquant ne pas avoir eu connaissance de ces pratiques. Au terme de nombreux échanges, nous avons obtenu un rendez-vous officiel au cours duquel nous avons présenté et remis un dossier complet, solidement argumenté, mettant en évidence les contradictions éthiques que pose la présence des toreros au Salon de l’Agriculture. La direction du SIA a finalement choisi de maintenir ces démonstrations, en invoquant leur caractère « culturel », l’absence d’animaux et la liberté d’animation des exposants.

À noter que le président du SIA, Jérôme Despey, est président de la Chambre d’agriculture de l’Hérault, vice-président de la FNSEA, et grand ami de Robert Margé, acteur majeur de la tauromachie sanglante. Ceci éclaire les fortes résistances rencontrées dans cette campagne. En 202, il nous faut maintenir la pression afin de faire cesser l’apologie de la corrida dans un événement de portée internationale.

Devant le siège de Comexposium, organisateur du Salon International de l’Agriculture, le 3 avril 2025. Sophie Maffre-Baugé (COLBAC) et Milton Federici (CAP) à l’issue d’un rendez-vous avec la directrice du SIA.

■ Campagne contre la promotion de la corrida dans les arènes de Lutèce (Paris)

En 2025, le COLBAC s’est mobilisé contre les entraînements de « toreo de salon » organisés dans les arènes de Lutèce par l’association Culturafición. Bien qu’aucun animal n’y soit présent, ces pratiques constituent une promotion directe de la corrida dans l’espace public parisien, en contradiction avec la Charte du bien-être animal de la Ville de Paris et avec l’esprit de l’article 521-1 du Code pénal, qui interdit la corrida dans la capitale.

Le COLBAC a adressé plusieurs courriers à la Mairie de Paris, à la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) et à la Préfecture de police afin d’obtenir communication des éventuelles autorisations accordées à Culturafición pour occuper ce site et y dispenser des cours payants.
Parallèlement, nous avons sollicité un rendez-vous auprès de la mairie de Paris afin de dénoncer ces pratiques et d’examiner les solutions permettant d’y mettre fin. Ce rendez-vous à notre initiative s’est tenu le 4 avril à l’Hôtel de Ville, en présence de Sophie Maffre-Baugé, présidente du COLBAC, et de Cyril Vaucelle, président du CRAC Europe. Ils ont été reçus par Christophe Najdovski, adjoint à la Maire de Paris chargé de la condition animale, accompagnés de plusieurs responsables de la Ville. Un argumentaire complet, factuel et étayé, rédigé par le COLBAC, a été remis, ouvrant un échange constructif et des pistes concrètes d’action. Les représentants de la Ville ont confirmé leur opposition à la corrida et à toute forme de promotion de cette pratique sur le territoire parisien. Ils ont également indiqué que l’association Culturafición n’avait jamais sollicité d’autorisation pour organiser ces séances dans les arènes de Lutèce.
À la suite de la manifestation organisée par le CRAC Europe et One Voice, à laquelle le COLBAC a participé, les élus du 5ᵉ arrondissement ont adopté, lors du conseil d’arrondissement du 24 mars, un vœu demandant l’interdiction de ces démonstrations. Il s’agit d’une première avancée politique importante. Puis, le 11 avril, un vœu porté par l’exécutif parisien et présenté par Christophe Najdovski, a été adopté par le Conseil de Paris. Il affirme clairement « l’opposition de la Ville de Paris à la corrida en tant que spectacle de souffrance animale, ainsi qu’à toute manifestation visant à en faire la promotion sur le territoire parisien ». Cette prise de position officielle constitue une seconde avancée majeure.
Parallèlement, le COLBAC a impulsé plusieurs questions écrites au Gouvernement afin d’interroger l’État sur le cadre juridique applicable à ces pratiques et sur les responsabilités des autorités publiques. 
Nous remercions chaleureusement le CRAC Europe, avec qui nous travaillons étroitement sur ce dossier, ainsi que le collectif « Paris dit Stop à la Corrida », pour son travail de terrain, de documentation et d’enquête.

Manifestation devant la mairie du 5ème arrondissement de Paris
Rendez-vous avec M. Najdovski, Hôtel de Ville de Paris

NOTRE ACTION POLITIQUE EN 2024

L’action politique, qui vise à élargir la base des soutiens politiques à l’abolition de la corrida, est au cœur de notre stratégie pour parvenir à la fin des spectacles cruels en France. Nous collaborons avec l’association CAP Convergence Animaux Politique, qui dispose des réseaux politiques.  Ce travail de fond repose sur un lobbying important auprès des parlementaires. Il ne produit pas de victoires immédiates, mais constitue un travail crucial au cours duquel le COLBAC fournit aux décideurs politiques une documentation rigoureuse, factuelle, pour éclairer leurs décisions et faire avancer notre cause. 

■  Lors de la rencontre organisée par Convergence Animaux Politique (CAP), Sophie Maffre-Baugé a échangé avec plusieurs parlementaires, dont Éric Coquerel (LFI), Michel Castellani (LIOT), Sandrine Rousseau (Écologistes), Corinne Vignon (Renaissance), Samantha Cazebonne (Renaissance), Arnaud Bazin (LR) et Guy Benarroche (Écologistes), ainsi qu’avec la collaboratrice du député Aymeric Caron (LFI), sur les leviers budgétaires permettant de mettre fin aux financements publics de la corrida.

■  Dans le prolongement de ces échanges, une proposition d’amendement au Projet de loi de finances (PLF), visant à supprimer les financements publics de la corrida dans les villes qui l’autorisent, a été transmise à la collaboratrice du député Aymeric Caron.

■ Nous contribuons régulièrement aux newsletters de CAP, adressées aux parlementaires. Nous fournissons des éléments contextuels et rédigeons des propositions de questions écrites afin d’interroger le gouvernement sur des sujets liés à la corrida. Ce travail d’information et de sensibilisation est essentiel pour faire émerger un débat public sur ces pratiques.

■ C’est ainsi qu’en 2025, le COLBAC est à l’initiative de trois questions écrites au Gouvernement :
1/En mars, la sénatrice Sophie Briante Guillemont (groupe RDSE) a posé une question écrite au Gouvernement visant à obtenir une signalétique claire sur les billets de corrida, afin que le public soit informé de la nature violente de ces spectacles. Dans sa réponse, la ministre de la Culture a évoqué – c’est inédit ! – la nécessité d’améliorer l’information du public sur la corrida, ainsi que des pistes pour faire évoluer le règlement taurin en ce sens.
2/ En avril, la sénatrice Samantha Cazebonne (Renaissance) a saisi le Gouvernement par une question écrite pour dénoncer la promotion de la corrida dans des territoires où elle est juridiquement interdite. Elle a interrogé l’État sur la responsabilité des pouvoirs publics face à ces actions de communication et de valorisation d’une pratique fondée sur la souffrance animale.
3/ En novembre, le député Vincent Ledoux (Renaissance) a saisi le Gouvernement par une , question écrite pour questionner sur l’absence d’information du public sur le statut juridique particulier de la corrida et sur le fait qu’elle constitue une dérogation au délit de cruauté envers les animaux. 

À QUOI SERT UNE QUESTION ÉCRITE ?  

Une question écrite permet d’obtenir officiellement du Gouvernement un renseignement, une prise de position ou une action.

C’est aussi un moyen de sensibiliser les parlementaires, l’exécutif et l’administration, et de faire émerger un sujet dans le débat public.

C’est un outil de plaidoyer : bien qu’elles n’aient pas de portée juridique contraignante, les questions écrites sont politiquement utiles et s’intègrent dans une stratégie globale pour faire évoluer les positions et mettre la pression sur les pouvoirs publics.

■ Nous collaborons à tous les courriers que CAP envoie aux membres du Gouvernement (par exemple, courrier envoyé au Premier Ministre S. Lecornu pour demander la création d’un ministère de la Condition Animale).

■ À Béziers, le COLBAC échange régulièrement avec le conseiller municipal Thierry Antoine sur l’ensemble des questions liées à la corrida. Nous avons notamment participé à une réunion de préparation du Printemps Biterrois, liste candidate aux élections municipales de mars 2026, afin d’apporter notre expertise sur les enjeux liés à la corrida.

Rencontres et échanges avec les parlementaires, Paris, octobre 2025 - Sénateur Guy Benarroche
La députée Sandrine Rousseau
Question écrite au Gouvernement
Réponse du Gouvernement

NOTRE ACTION JURIDIQUE EN 2024

■ Depuis 2022, le COLBAC contestait devant la justice administrative deux décisions de la Ville de Béziers ayant accordé 50 000 € d’avantages financiers à BETARRA, société privée organisatrice des corridas, sans contreparties formalisées et sans démonstration d’un intérêt général justifiant l’usage de fonds publics. Ces décisions ont en outre été prises sans information complète des élus au moment du vote et en méconnaissance du principe juridique interdisant aux collectivités de consentir des libéralités. En 2025, nous avons poursuivi cette bataille juridique éprouvante, impliquant la production de plusieurs mémoires, l’analyse de pièces complexes et une mobilisation constante jusqu’à l’audience en appel en novembre. Si l’issue de cette dernière nous a été défavorable, il s’en est fallu de peu. Les conclusions de la Rapporteure publique ont clairement montré que les aides accordées à BETARRA étaient juridiquement contestables et ont donné lieu à une mise en garde explicite sur le manque de transparence et l’usage de l’argent public. Cette procédure a permis de mettre une nouvelle fois en lumière l’opacité des aides financières, de contraindre la municipalité à rendre des comptes et d’obtenir, devant une juridiction supérieure, un avertissement officiel rappelant que ces décisions ont nécessairement une incidence sur les finances de la commune, qui se prive ainsi de recettes. En 2026, nous maintiendrons une vigilance constante sur l’utilisation de l’argent public alloué à la corrida. Les cadeaux répétés de la municipalité à BETARRA sont inacceptables.

■ En 2025, nous avons remporté une victoire majeure pour la défense de notre liberté fondamentale à dénoncer la corrida. Trois jours seulement avant notre grande manifestation d’août, un arrêté préfectoral, pris à la demande de Robert Ménard, tentait de nous interdire l’accès aux allées Paul Riquet, lieu central et stratégique de visibilité. Saisis en urgence, nous avons déposé un référé-liberté et le Tribunal administratif de Montpellier nous a donné raison, rétablissant notre droit légitime à manifester au cœur de la ville. Cette décision a mis en échec une tentative claire d’invisibilisation de l’opposition à la corrida. À la barbe de Robert Ménard, si prompt à se poser en grand défenseur de la liberté d’expression mais déterminé à chasser les anticorrida hors du centre-ville, nos voix se sont élevées en plein cœur de Béziers et de la féria pour dire non à la barbarie et rappeler que la liberté de manifester ne se négocie pas.

■ Durant l’année écoulée, les tentatives d’entrave à notre liberté de manifester ont été nombreuses et révélatrices des méthodes employées pour limiter notre visibilité.
– Le 31 juillet, nous avons dû annuler et reporter une manifestation sur les allées Paul Riquet lors des « Jeudis de Béziers », refusant de nous plier aux exigences de la sous-préfecture qui, profitant d’une imprécision de notre déclaration, cherchait à nous reléguer à l’extrémité des allées, sur une place sans visibilité.
– Le 3 mai, alors qu’aucune décision préfectorale d’interdiction ou de modification de notre déclaration n’avait été prise, la police nous a contraints à changer d’emplacement en se fondant uniquement sur le récépissé transmis par la sous-préfecture mentionnant un autre lieu. Nous avons dénoncé publiquement cette situation dans une vidéo largement relayée sur les reseaux sociaux Cette pratique, qui consiste à ne pas édicter d’arrêté formel afin d’éviter un référé-liberté, constitue une véritable interdiction déguisée, en dehors de tout cadre légal. Face à cette atteinte grave à nos droits, nous avons adressé une demande indemnitaire à la préfecture, restée sans réponse, puis saisi le Tribunal administratif de Montpellier pour faire constater l’illégalité de cette entrave et engager la responsabilité de l’État.
– Enfin, le 20 décembre, la préfecture a tenté de « négocier » le déplacement de notre manifestation vers le parvis du Plateau des Poètes, un lieu sans visibilité, en invoquant le marché de Noël et le risque terroriste. La menace d’un arrêté d’interdiction était clairement perceptible. Nous n’avons pas cédé et étions prêts à saisir une nouvelle fois la justice. Notre ténacité a porté ses fruits : la manifestation a finalement été autorisée à l’emplacement déclaré.
Ces épisodes montrent à quel point nos actions dérangent. Avec des moyens financiers limités, le COLBAC assume pleinement ce combat juridique coûteux, indispensable pour préserver un droit fondamental et empêcher toute tentative d’invisibilisation de l’opposition à la corrida.

NOS ENQUÊTES ET DOCUMENTATION SUR LE TERRAIN EN 2024

■ Nous menons également un travail de documentation sur ce qui se déroule dans les arènes. En 2025, nous avons ainsi pu recueillir des images particulièrement choquantes lors d’un entraînement à la corrida dans les arènes de Béziers. Ces photographies récentes, d’une grande force, nous permettent de montrer la réalité des pratiques, de sensibiliser l’opinion publique et d’appuyer nos démarches auprès des responsables politiques. Elles illustrent nos communiqués envoyés à la presse locale et nationale. 

■  Le COLBAC assure une veille rigoureuse quotidienne des dépenses municipales, épinglant systématiquement les soutiens financiers de la ville de Béziers à la corrida.

RÉACTION À L'ACTUALITÉ TAURINE BITERROISE

Tout au long de l’année, le COLBAC réagit à l’actualité liée à la tauromachie et dénonce la propagande taurine :
■ Fin des corridas à Vieux-Boucau : pour soutenir un maire courageux qui, pour des raisons éthiques, a mis fin aux corridas dans sa commune malgré de fortes pressions du milieu taurin, le COLBAC a mis en place une campagne d’e-mailing sur son site, permettant aux internautes d’envoyer directement un message de soutien grâce à un courrier pré-rédigé. Le COLBAC est également à l’initiative d’un courrier commun, cosigné par 26 organisations, afin d’affirmer un soutien collectif et visible à cette décision exemplaire. 
■ Subvention de 20 000 € de l’Agglomération de Béziers accordée à l’école taurine de Béziers : nous l’avons dénoncée dans la presse et sur les réseaux sociaux, obtenu auprès de l’Agglomération la demande de subvention et les comptes de l’école taurine. Face aux nombreuses irrégularités relevées dans ces documents, nous avons adressé un signalement auprès de la Chambre Régionale des Comptes et du Préfet.
■ Publication du rapport de la Cour des comptes sur les soutiens publics à la corrida : le COLBAC a décrypté les conclusions de la CRC concernant Béziers et relayé cette lecture critique dans la presse, mettant en lumière l’ampleur des financements accordés à la corrida.
■ Le COLBAC a collaboré à un tract initié par le collectif « Paris dit Stop à la corrida », distribué lors de la 92ᵉ session générale de l’Organisation mondiale de la santé animale à Paris, visant à s’opposer à toute modification du Code sanitaire des animaux terrestres qui pourrait légitimer l’utilisation des animaux à des fins culturelles et de spectacle.
■ Nuit européenne des musées : le COLBAC a obtenu du ministère de la Culture la confirmation que le musée taurin de Béziers n’était pas officiellement autorisé à participer à l’événement officiel, révélant ainsi une tromperie et l’utilisation illégale du logo et des outils de communication du ministère.
■ Le COLBAC a réagi à la diffusion, sur une chaîne nationale du service public France Télévisions, du film « Andy, Charles et les taureaux » faisant l’apologie de la corrida. Nous avons écrit à France Télévisions, diffusé un communiqué de presse en collaboration avec le COVAC, et mis en place sur notre site un dispositif d’e-mailing permettant d’interpeller rapidement et massivement les responsables. Dans le même temps, nous avons interrogé la Région Occitanie et obtenu la confirmation de l’attribution d’une subvention de 18 000 € à cette production.

VISIBILITÉ MÉDIATIQUE EN 2025

Le contexte médiatique local reste très défavorable. La presse locale, largement acquise au milieu taurin, participe tout au long de l’année à une véritable propagande pro-corrida, avec des articles à la gloire de la corrida quasi quotidiens. Nos manifestations y sont peu, voire mal relayées. Malgré cela, le COLBAC est parvenu à obtenir une quarantaine d’articles de presse.

Notre mobilisation pendant la feria a également trouvé un écho au niveau national, avec un sujet sur France Culture. Une équipe de BFMTV était présente et a suivi l’intégralité de la manifestation, du rassemblement au parc jusqu’au happening final devant la mairie. Si le reportage n’a finalement pas été diffusé en raison d’une actualité jugée trop chargée, selon la journaliste que nous avons contactée, le journal télévisé régional de France 3 Occitanie a néanmoins couvert notre action. Enfin, une radio parisienne (IDFM radio) a consacré une interview à Sophie Maffre-Baugé sur l’actualité de la lutte anticorrida.

En 2026, notre lutte ne faiblira pas !
Rejoignez et soutenez le COLBAC. 

 

à propos

Le COLBAC a pour but final l’abolition de la corrida. Nous nous opposons à la propagande et à la désinformation du milieu taurin, ainsi qu’à la justification de la torture animale comme relevant d’un art ou d’une tradition encore acceptable.

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