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Manifestation à l’occasion de la Journée internationale pour les droits des animaux

La Journée internationale pour les droits des animaux est célébrée chaque année le 10 décembre. Elle vise à ouvrir un débat sur l’exploitation des animaux par l’homme et sur toutes les formes de cruautés qu’ils subissent. Elle consiste à manifester silencieusement sur les lieux où les animaux sont maltraités, torturés, tués.

À cette occasion, le Parti animaliste, les antennes locales des associations animalistes One Voice et L214, l’association antispéciste Alliance Ethique et le Colbac se sont mobilisés pour défendre les droits fondamentaux des animaux, et en particulier leurs droits à ne pas souffrir de douleurs ou de blessures, à ne pas éprouver de la peur ou de la détresse, à ne pas être torturés et à ne pas être mis à mort sans nécessité, comme lors des corridas.

Prises de parole

Nous avons rappelé que Béziers est une ville qui fait le choix de laisser se perpétrer des tortures animales dans ses arènes et que les droits fondamentaux des animaux,  liés à leur sensibilité – reconnue par le Code civil depuis 2015 – y sont totalement niés. La corrida, c’est : 

  • le droit de faire subir un traitement cruel à un animal ; 
  • le droit d’infliger des souffrances inutiles à un animal (sans autre justification que le plaisir, le spectacle, le divertissement). 

Les mauvais traitements et actes de cruauté dont sont victimes les taureaux et chevaux de corrida ont été explicités. 

Pour Eddine Ariztegui, élu municipal du Parti animaliste à Montpellier : «  On doit abolir toutes les traditions à partir du moment où elles génèrent des souffrances pour les êtres humains ou pour les animaux. Avant, c’était des êtres humains qui se faisaient tuer dans les arènes, heureusement on sait évoluer. Ce n’est pas parce que les animaux ne parlent pas qu’ils doivent souffrir ». Il a rappelé les pays, régions et villes françaises ou étrangères qui ont interdit les corridas.  

Pour Catherine Bry, correspondante du Parti animaliste pour le Biterrois «  L’être humain se doit de respecter l’animal, c’est en cela qu’il trouve son humanité et sa grandeur. Imposer à l’autre des souffrances pour son plaisir, quand l’autre est un être humain, ça s’appelle le sadisme ; quand l’autre est un taureau, ça s’appelle la corrida et certains disent que c’est de l’art. Mais est-ce vraiment un art de transpercer et de taillader dans le vif d’un animal qui n’a absolument pas demandé à se battre et qui essaye simplement de se défendre contre un agresseur ? ».

Réaction du milieu taurin

En réaction à notre manifestation, la Fédération des Clubs Taurins du Biterrois (FCTB) a tenu un stand d’information sur “le toro de combat” à quelques mètres de nous. Promouvoir , à l’occasion de la Journée internationale pour les droits des animaux, une pratique qui relève “d’actes de cruauté et de sévices graves envers un animal”,  il fallait oser ! 

Rappelons au passage que le taureau dit « de combat » n’est pas une espèce particulière (même espèce que la vache normande ou le bœuf charollais !), tout au plus une « race » artificielle, entièrement fabriquée par l’homme par sélection génétique. Il est un pur produit de la volonté humaine.

Le terme « taureau de combat » est d’ailleurs impropre. Le taureau de corrida est un herbivore paisible qui n’est pas agressif. Au pâturage, loin d’attaquer l’homme, il le fuit. Dans l’arène, ses charges sont des réactions de défense avivées par la douleur des blessures.

Affirmer que ces taureaux disparaîtraient avec l’abolition des corridas, c’est admettre que s’ils ne sont pas élevés pour être envoyés dans les arènes, alors ils ne méritent pas de vivre. C’est la preuve que les aficionados ne considèrent pas le taureau pour ce qu’il est, mais pour l’usage qui en est fait et le profit qu’il est possible d’en tirer.

Dans la presse

Midi Libre, 11 décembre 2021

Mise au point sur l'article du Midi Libre paru au lendemain de notre action.  

« Dialogue de sourds » ? « Guéguerre » ? Les mots ont un sens et ceux-là minimisent notre lutte.

Le journaliste du Midi Libre n’a pas compris que :

1/  « Dialogue de sourds » : Notre objectif n’est pas de convaincre les aficionados : il est absurde d’imaginer une fraction de seconde que ce soit possible et que nous puissions agir dans ce sens. Nous ne nous adressons pas au milieu taurin, mais aux Biterrois, à l’opinion et aux pouvoirs publics. Nous dénonçons une pratique, des faits, des actes qui relèvent pénalement de cruauté et de sévices graves envers les animaux.

2/ « Guéguerre » : La lutte contre la souffrance animale n’est pas un sujet léger, ni une cause mineure. Elle est importante pour 8 français sur 10. Le regard sur cette lutte mérite davantage de hauteur, de respect et de considération.

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