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Manifestation sur le parvis des arènes pendant la corrida des Journées Taurines

Notre présence sur le parvis des arènes, ce dimanche 24 octobre, alors même que s’y déroulait la corrida des 39èmes Journées Taurines,  est une grande victoire : en effet, depuis 2014, toute manifestation ayant pour objet de contester la corrida est interdite dans un rayon de 500 mètres autour des arènes.

Notre action silencieuse avec seulement une dizaine de participants, déclarée le 12 octobre, avait été initialement interdite par un arrêté préfectoral, en date du 15 octobre, à la demande de la municipalité et de la Fédération des Clubs Taurins du Biterrois. 

Après un recours en justice que nous avons gagné, le tribunal administratif de Montpellier a suspendu l’arrêté (requête en référé liberté plaidée par Me Hélène Thouy – cofondatrice du Parti Animaliste – le 20 octobre), jugeant que le préfet de l’Hérault avait porté une atteinte grave et manifestement illégale à notre liberté de manifester. 

Rappel 1 : En juin 2014, Robert Ménard, tout juste élu maire de Béziers, a décidé de “museler” les anti-corrida en interdisant toutes les manifestations contre la corrida devant les arènes, en marge des évènements tauromachiques :  “On manifeste tant qu’on veut mais loin des arènes (…) Tant que je serai maire de Béziers, ce sera comme ça dans notre ville” avait-il  déclaré dans les médias. 

Rappel 2 : L’an dernier, à la même période, nous avions déposé pour la première fois un recours en justice contre un arrêté interdisant de manifester devant les arènes silencieusement et en petit nombre, à l’occasion d’un spectacle de “tienta” pendant les Journées Taurines. Le juge avait rejeté notre requête. Il avait considéré notamment que notre liberté de manifester n’était pas entravée puisque nous nous étions toujours accommodés de manifestations loin des arènes (un comble !). Il apparaît donc nécessaire de contester systématiquement en justice les arrêtés interdisant nos manifestations à proximité des évènements tauromachiques. 

Toutes banderoles déployées, nos messages ont été visibles à la fois du public qui se rendait à la corrida, des enfants ( ils étaient nombreux à être emmenés au “spectacle” par leurs parents), des piétons et des automobilistes. 

En réaction, le milieu taurin avait accroché, sur la façade des arènes, sa banderole puérile et infantilisante “Oui à la corrida avec maman et papa“.  De même, dans une tentative désespérée de gêner et repousser de quelques mètres notre présence, le torero Thomas Cerqueira a voulu garer une Mercedes LG (sponsor officiel de la corrida) sur le parvis des arènes. Après que nous ayons menacé d’appeler la fourrière (le stationnement y est interdit), la Mercédès s’en est allée aussi vite que ce qu’elle est apparue…

Ainsi notre présence, et le face à face avec les aficionados se rendant aux arènes, n’ont été à l’origine d’aucun trouble à l’ordre public, comme l’avait prétendu de façon vague et péremptoire le milieu taurin, pour nous éloigner à plus d’un demi-kilomètre des arènes. 

Ce faux prétexte visait évidemment à réduire l’impact de notre action. 

L’interdiction de manifester devant les arènes au moment où y sévit une corrida est incontestablement discriminatoire puisqu’elle tend à museler toute contestation de la pratique de la corrida, alors même qu’elle fait l’objet d’un très vif et très majoritaire rejet de la part de l’opinion publique, y compris dans les zones du territoire où elle se pratique encore. 

Cette manifestation est donc une victoire contre la volonté du milieu taurin à faire obstacle à notre opposition. 

Le Colbac est déterminé à manifester sur le parvis des arènes pour visibiliser et dénoncer la barbarie des corridas, à chaque fois qu’elles auront lieu. 

Dans la presse

Le Petit Journal, 4 novembre 2021
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